samedi 17 septembre 2011

Dream Theater (A Dramatic Turn Of Events) - Présenté à l'émission Rock Classique du 16 septembre 2011


Dream Theater
A Dramatic Turn Of Events
Métal progressif
Sortie: 13 septembre 2011

Premier album depuis le départ d’un des deux leaders de cette formation de virtuoses de Long Island dans l’État de New York, c'est-à-dire le batteur Mike Portnoy qui est définitivement un des plus talentueux et spectaculaires de l’Histoire du Rock. C’est dommage parce que, pour l’avoir rencontré personnellement, je peux vous dire que c’est un homme extrêmement sympathique et chaleureux. C’est un peu dommage de l’avoir vu aller perdre son temps avec Avenged Sevenfold et se perdre à droite et à gauche dans des projets qui manquent d’envergure.

Du côté de Dream Theater, il y en a beaucoup qui ne donnaient pas cher de leur peau parce que remplacer un batteur comme Mike Portnoy, c’est pas évident – c’est une méchante pointure de souliers à remplir. Je dois dire que d’emblée je me suis un peu lassé de Dream Theater dans les dernières années puisque les derniers disques qu’ils ont enregistrés étaient plutôt fades et assez moyens. Personnellement je trouve qu’ils ont atteint leur apogée en 2003 avec leur album Train Of Thought qui était absolument excellent et qui montrait le groupe en parfaite symbiose avec les formes progressives et métal.

Les albums qui ont suivi, Octavarium et Systematic Chaos étaient assez moyens mais le suivant, Black Clouds and Silver Lining, m’avait paru comme un retour à la forme sans toutefois m'emballer. C'est donc dire que D Tne m'emballe pas tellement depuis fort longtemps. C’est un groupe qui m’est toujours apparu aussi comme « pas branché », c'est-à-dire déchiré entre des aspirations et une propension vers le progressif et le métal, et des considérations bassement commerciales. Ça m’a toujours un peu irrité, cette dualité entre le monde du métal progressif que Dream T hésite à aborder de plein pied comme l’ont fait des groupes comme Opeth ou Porcupine Tree, et le souci commercial. Malheureusement ce souci mercantile fait que John Petrucci et ses hommes nous affligent invariablement de ballades inintéressantes sur chacun des disques de Dream T.

Tout ça pour dire que je n’étais pas tellement emballé quand est venu le temps d’écouter ce nouveau disque qui m’a toutefois agréablement surpris. Le disque porte très bien son titre, A Dramatic Turn of Events (« Un retournement de situation dramatique ») et c’est exactement ce que c’est. Ils ont su confronter cette situation dramatique – soit en perdant un membre clé très important du groupe – en faisant face à l’adversité et en trouvant un successeur digne de la lourde tâche qui consiste à combler le vide béant laissé par Mike Portnoy. L'homme en question est le vétéran Mike Mangini (anciennement du groupe de Steve Vai et de Extreme) et c'est avec lui qu'ils ont concocté ce qui est un des très bons albums de Dream Theater en carrière, c'est-à-dire un disque qui comporte toutes les qualités et les défauts qu’on retrouve sur tous les albums de Dream Theater (choses pour lesquelles ce quintet hors du commun est connu et vénéré partout dans le monde) : les riffs techniques, la vituosité et les prouesses intrumentales, les rythmiques de haute précision , mais aussi les incontournable ballades cucul moches qui affligent malheureusement chacun de leurs disques. Sur A Dramatic Turn Of Events on se serait bien passé de Far From Heaven et Beneath the Surface.

Mais, je dois dire que ce qu’on retrouve de bon sur ce nouveau Dream T contrebalance nettement ce qui est moins intéressant. En fait, il n’y a que les deux pièces que je viens de nommer qui sont vraiment mauvaises sur le disque, le reste est très bon. Ça fait tout de même une soixantaine de minutes de bon en tout sur un total de 77. De nos jours c'est absolument excellent.
Cote: 9

samedi 10 septembre 2011

Headcat (Walk the Walk, Talk the Talk) - Présenté à l'émission Rock Classique du 9 septembre 2011


Headcat
Walk the Walk, Talk the Talk
Rockabilly
Sortie: déjà disponible

Il s'agit ici du nouvel album du projet rockabilly de Lemmy de Motorhead, Headcat, leur 2ième intitulé Walk the Walk, Talk the Talk qui vient tout juste de sortir. Lemmy a mis sur pied le projet avec le batteur des Stray Cats, Slim Jim Phantom, en 2000 quand les deux hommes ont participé à un album hommage à Elvis intitulé Swing Cats et ils ont commencé à donner des spectacles pour le plaisir avec le guitariste Danny B. Harvey des Rockats qui est venu compléter le trio. Ils ont enregistré un premier album en 2006 intitulé Fool’s Paradise dont j’ai fait tourner plusieurs extraits à Rock Classique depuis des lustres et ils ont aussi sorti la même année un DVD en concert intitulé Rockin’ the Cat Club : Live From the Sunset Strip.

Évidemment le rockabilly et le rock ‘n’ roll des années 50, ce sont les racines et la passion de Lemmy, ce qui fait que ce projet est fait pour la meilleure des raisons, c'est-à-dire « absolument pour le plaisir » et c’est pourquoi c’est aussi un plaisir d’écouter ce disque avec la voix rugueuse de Lemmy qui se débrouille fort bien sur ces classiques des premières années du rock, quand il était lui-même un gamin. Le chanteur de Motörhead a beau avoir une voix extrêmement rugueuse et graveleuse, mais toutes les notes sont bel et bien là , ce qui est tout de même incroyable quand on pense au mode de vie rock ‘n’ roll extrême qu'il mène depuis 50 ans.

Les Hedcats reprennent des chansons de Gene Vincent, Eddie Cochran, Jerry Lee Lewis, Larry Williams, Chuck Berry et même une chanson des idoles de Lemmy, les Beatles, et une de Elvis soit Trying To Get To You. C’est un album dans la même veine que celui de George Thorogood dont j'ai parlé à l'émission la semaine dernière – je l’ai beaucoup aimé. Mais en plus, Lemmy – lui – a eu le très bon goût de ne pas avoir recours à l’auto-tune contrairement au leader des Destroyers – en fait c'est la seule chose que j’ai reproché au disque de George Thorogood qui - tout comme le disque de Headcat - a été enregistré dans la bonne humeur et avec passion. Simultanément les deux hommes ont revisité leurs racines musicales et ils ont l’air de s’être beaucoup amusé. C’est très sympathique, très joyeux et ça vaut bien un 7,5 sur 10.

Onkel Tom Angelripper (Nunc Est Bibendum) - Présenté à l'mission Rock Classique du 2 septembre 2011


Onkel Tom Angelripper
Nunc Est Bibendum
Thrash métal festif
Sortie: déjà disponible

Onkel Tom Angelripper est le chanteur de Sodom, un trio de vétérans parmi les plus respectés de la scène thrash européenne. Il fait carrière en solo depuis une quinzaine d'années. Nunc Est Bidendum est son dernier né. Je ne parle pas l’allemand, mais d’après ce que j’ai lu, les paroles des albums solo de Tom Angelripper tournent pas mal toutes autour des plaisirs de la dive bouteille – des chansons à boire qui vantent facétieusement les plaisirs éthyliques. En tout cas c’est de la musique très joyeuse et divertissante – entre le folk/pagan métal festif et le thrash. Un bon petit album.
Cote: 7,5

Enslaved (The Sleeping Gods) - Présenté à l'mission Rock Classique du 2 septembre 2011


Enslaved
The Sleeping Gods
Métal progressif extrême
Sortie: déjà disponible

Enslaved est, bien évidemment et cela depuis fort longtemps, un de mes groupes de métal progressif extrême préférés et c'est pourquoi je me suis absolument précipité sur leur tout nouveau maxi intitulé The Sleeping Gods qui vient de sortir et qui est, c'est ça le plus merveilleux, tout à fait gratuit sur le web. Enslaved vous offrent le téléchargement de ce nouveau EP sur le site de Scion A/V et cela à aucun frais. On y retrouve 5 pièces - dont deux instrumentales - tout à fait dans la mouvance des précédents albums de Enslaved, soit Vertebrae et Axioma Ethica Odini. Ça vaut vraiment la peine de le télécharger ce maxi si vous appréciez le métal progressif extrême puisque comme toujours le matériel de Enslaved est de très grande qualité et, à cet égard, il y a à peu près juste Opeth qui surpassent Enslaved à mon avis dans le genre.
Cote: 8,5

jeudi 8 septembre 2011

Protest The Hero (Scurrilous) - Présenté à l'émission Rock Classique du 2 septembre 2011


Protest The Hero
Scurrilous
Métalcore progressif
Sortie: déjà disponible

Je ne suis pas du tout un amateur de métalcore progressif, mais il faut avouer qu’il font de l’excellent matériel dans le genre. Ce sont vraiment des virtuoses.
Cote: 7

Toxic Holocaust (Conjure and Command) - Présenté à l'émission Rock Classique du 2 septembre 2011


Toxic Holocaust
Conjure and Command
Métal thrash
Sortie: déjà disponible

Toxic Holocaust est un trio de thrash métal originaire du midwest américain Toxic Holocaust qui avait viré tout le monde à l'envers lors du Trois-Rivières Metal Fest il y a deux ans avec une performance absolument mémorable. Ils sont ici de retour avec leur quatrième album studio et il s'agit ici à mon humble avis leur meilleur en carrière. Il contient entre autres le brûlot Bitch qui risque de devenir un de leurs plus gros canons en concert. Vraiment très bon...
Cote: 8

Mayan (Quarterpast) - Présenté à l'émission Rock Classique du 2 septembre 2011


Mayan
Quarterpast
Death Métal Symphonique
Sortie: déjà disponible

Mayan est le tout nouveau projet death métal symphonique du guitariste de Epica, Mark Jansen. N'ayez crainte, il fait toujours partie de Epica, d’ailleurs la chanteuse Simone Simons participe aussi à l’album de Mayan avec l’autre guitariste et le batteur de Epica. Il s'agit juste d'un projet tout à fait différent pour Janssen qui officie ici en tant que chanteur uniquement dans un registre beaucoup plus extrême que ne l'est celui de Epica.

Ça aurait dû être bon mais malheureusement ça ne m’a pas accroché du tout. Les riffs sont banals et je n’ai pas du tout été emballé. C’est dommage mais c’est bien meilleur Epica. Une des seules pièces que je trouve vraiment bonne c’est celle que j'ai fait tourner à l'émission, Symphony Of Aggression. C’est dommage mais Mayan, c’est moyen…
Cote : 6