samedi 12 décembre 2009

Neil Young (Dreamin' Man Live '92) - 8 decembre 2009


Neil Young
Dreamin' Man Live '92
(rock)
8 décembre 2009
Décidément les fans de Neil Young sont très gâtés cette année. Après son dernier album studio (Fork In The Road) et son imposant coffret (Archives Vol. I : 1963-1972), il nous offre une nouvelle pièce d'anthologie tout à fiat fantastique enregistrée au début des années 1990 et sur laquelle il interprète les pièces de son album Harvest Moon. Vraiment très beau.
Cote: 8

Paul McCartney (Good Evening New York City) - 17 novembre 2009


Paul McCartney
Good Evening New York City
(rock)
Sortie le 17 novembre 2009
Tout simplement le meilleur album de Paul en spectacle depuis Wings Over America de 1976. L'édition limitée de luxe contient 2 DVDs et représente un meilleur achat que l'édition régulière.
Cote : 9

samedi 21 novembre 2009

Epica (Design Your Universe) - 10 novembre 2009


Epica

Design Your Universe

(métal progerssif et gothique symphonique)

Sortie le 10 novembre 2009



Epica est le groupe de l’ancien guitariste de la formation After Forever, Mark Janssen, qui s’est entouré d’excellents musiciens, c'est-à-dire le claviériste Coen Janssen, le bassiste Yves Huts, le batteur Ariën van Weesenbeek, qui faisait partie auparavant de God Dethroned tout comme le guitariste Isaac Delahaye qui s’est joint au groupe l’année dernière. Mais la vedette du groupe est définitivement la chanteuse mezzo-soprano Simone Simons qu'on retrouve seule sur la pochette de la plupart de leurs premiers disques depuis leurs débuts.



Design Your Universe est le quatrième album studio de ce jeune groupe qui existe depuis 2003. Leur précédent, The Divine Conspiracy, est sorti en 2007 et je l’avais beaucoup apprécié puisque le groupe avait opté pour une approche plus métal et intense que sur leurs deux premiers albums qui étaient un peu moins « rentre dedans ». Ce virage m’avait donc beaucoup plu, surtout que le groupe m’apparaissait encore plus inspiré que sur leurs deux premiers opus et, évidemment la sortie de leur magnifique album en concert, The Classical Conspiracy (que j’ai passé l’été à écouter), a fait que j’avais très hâte d’entendre du nouveau matériel de cette formation hollandaise.



Le nouveau disque est dans la même mouvance que le précédent, c'est-à-dire un métal progressif symphonique aux accents gothiques très sophistiqué, technique et compliqué dominé par la voix angélique de Simone Simons et les grognements d’outre-tombe de Mark Jansen. Les points d'orgue de l'album sont Kingdom Of Heaven (très mélodique et sophistiquée, elle nous rappelle par moments Opeth – surtout la partie acoustique), les deux pièces qui ouvrent l’album, Samadhi, suivie de Resign To Surrender, ainsi que la pièce titre qui clôture l'album. Très bon disque mais, il m’a cependant beaucoup moins accroché que The Divine Conspiracy qui était plus remarquable au niveau mélodique et mémorable. Celui-ci est moins brillant à ce niveau à mon avis. Autre chose qui n’est pas vraiment au point chez Epica ce sont les paroles – un mélange de morale politiquement correcte et de sirop émotif. Personnellement ça m’énerve et on s’attendrait à quelque chose d’un peu plus onirique ou fantastique qu’à ça de la part de Epica qui est musicalement tout à fait impeccable (de la rectitude politique dans le métal ça détonne et ça agace). Néanmoins c’est un très (très!) bon album pour ceux qui aiment le métal progressif symphonique. Ce n’est pas le meilleur disque de Epica, mais il est par contre bien meilleur que Consign To Oblivion. Epica viennent de réussir le tour de force de sortir deux des meilleurs albums de l'année 2009. Définitivement à conseiller.

Cote: 9,5

dimanche 8 novembre 2009

Slayer (World Painted Blood) - 3 novembre 2009


Slayer

World Painted Blood
(thrash metal)
Sortie le 3 novembre 2009

Sans égaler des classiques comme Reign In Blood, Hell Awaits ou South Of Heaven, World Painted Blood s’avère probablement le meilleur de leurs albums depuis Seasons In The Abyss et qui date de quasiment 20 ans (bien que Christ Illusions de 2006 - et qui marquait le retour du batteur original du groupe, Dave Lombardo - était très bon et réussi).

King, Hanneman, Araya (qui présente ici une forme prodigieuse et qui offre sa meilleure performace vocale depuis des lustres) et Lombardo sont très en forme et jouent à fond la caisse, ne laissant aucun répit à l’auditeur. Les quatre hommes méritent amplement leur statut de groupe culte qui fait quasiment figure de religion chez certains amateurs de métal.

Cote: 8,5

samedi 7 novembre 2009

Nile (Those Whom The Gods Detest) - 3 novembre 2009


Nile
Those Whom The Gods Detest
(brutal technical death metal)
Sortie le 3 novembre 2009
Un autre bon album pour cet excellent trio de la Caroline du nord. Une coche en dessous toutefois de leur précédent, Ithyphallic, qui avait été un de mes albums de métal préférés de 2007.
Cote: 8

Anvil (This Is Thirteen) - Émission Rock Classique du 6 novembre 2009


Anvil
This Is Thirteen
(heavy metal)
Sortie le 15 septembre 2009

Lors de l'émission Rock Classique du 30 octobre 2009 j'ai fait une critique tout à fait dithyrambique du documentaire The Story Of Anvil qui a tout à fait ressuscité la carrière de ce groupe de Toronto qu'on avait tous un peu oublié mais qui continuait à faire carrière dans l'ombre.

Ce film-là a eu un effet spectaculaire sur la carrière du groupe de Lips et Robb Reiner, particulièrement en Europe où ils se sont produits dans divers festivals majeurs cet été (en Europe le film est sorti depuis un bon bout de temps, alors qu’il vient tout juste de sortir en Amérique du nord).

Ceux qui ont vu le film ont pu le constater, la gestation de cet album (leur treizième et tout simplement intitulé This Is Thirteen) a été très difficile et ardue pour le groupe qui s’est tout à fait saigné pour qu’il voit le jour. Ils ont même dû le sortir à l’origine sur leur propre étiquette – de façon tout à fait indépendante parce que la plupart des étiquettes de disques ont refusé de les signer et de les écouter – il y a même une scène du film qui a été tournée dans un bureau de EMI Canada qui est à la fois très comique et tragique qui nous montre un type qui ne sait absolument pas vivre et qui les vire assez précipitamment de façon assez peu élégante. Grâce au regain d’intérêt et de sympathie envers Anvil que le film a suscité, l’étiquette VH1 Classics Records vient de sortir l’album avec une distribution majeure partout en Amérique du nord.

Personnellement, comme la plupart des gens, je ne connais que les trois premiers albums de Anvil puisque je me suis désintéressé du groupe quand ils ont pris un virage « glam avec des foulards» en 1985. Comme beaucoup de leurs fans de la première heure j’ai opté pour des groupes plus extrêmes à l’époque comme Slayer et Exodus. Je ne les ai donc pas suivis par la suite. Sauf que je suis tombé sur un de leurs albums en 2002 intitulé Still Going Strong et qui m’avait agréablement surpris.

Il s'agissait d'un album de heavy métal assez conventionnel, mais très agréable et sympathique qui m’avait bien plu. Sauf que je les ai encore une fois perdu de vue par la suite...

Le
nouvel album est dans la même veine que ce Still Going Strong, c'est-à-dire que c’est du très bon heavy métal mélodique et traditionnel dans la veine de ce que le groupe faisait en 1982-1983 dans le temps des albums Metal On Metal et Forged In Fire. D’ailleurs la pièce titre, This Is Thirteen ressemble beaucoup à la pièce Forged In Fire.

Certains
vont dire que c’est conventionnel et ils ont tout à fait raison. Sauf qu'on s'en fout complètement parce que c'est diablement efficace. Extrêmement bien joué et efficace les amateurs de heavy métal traditionnel et authentique ont de très bonnes chances d'aimer beaucoup ce nouvel opus de Lips et Reiner qui n’ont absolument rien perdu de leur complicité musicale. Les deux hommes se complètent parfaitement bien et tissent un heavy métal mélodique extrêmement agréable, puissant et sans prétention.

Voilà un groupe qui vaut la peine qu'on les encourage...

Cote: 8


Sacrifice (The Ones I Condemn) - 27 octobre 2009


Sacrifice

The Ones I Condemn

(thrash metal)

Sortie le 27 octobre 2009


Cette formation de vétérans de la scène thrash canadienne est de retour avec un nouvel album studio – leur premier en 16 ans, soit depuis l’album Apocalypse Inside de 1993. Intitulé I Ones I Condemn, ce nouvel opus met en vedette la formation originale qu’on retrouvait sur les trois premiers disques du groupe qui en compte cinq en tout. Personnellement je n’avais rien entendu d’eux depuis l’album Forward To Termination de 1988, une véritable petite merveille et que j’ai passé cet été-la à écouter intensément. Évidemment, nonobstant la somme de talent qu’ils ont, les groupes canadiens ont toujours eu de la difficulté à s’exporter à l’extérieur du pays et Sacrifice n'a pas fait exception. Ce qui fait qu’ils se sont séparés après le quatrième album, le très bien nommé Soldiers Of Misfortune. Question de mettre du beurre sur leur pain ils ont abandonné la musique pour aller gagner leur croûte ailleurs, dans d’autres domaines. Toutefois malgré la fin de Sacrifice, il subsistait tout de même un certain intérêt pour le groupe puisque depuis quelques années les membres du quatuor recevaient régulièrement des offres de la part de producteurs de spectacles pour qu’ils se réunissent et ça a fini par leur donner le goût de rejouer ensemble.


Heureusement parce que ce tout nouvel album de Sacrifice n’est rien de moins que absolument spectaculaire. Le disque a été enregistré au début de cette année et l'étiquette de disque Sonic Unyon vient de le sortir sur le marché canadien avec une pièce en bonus, une reprise du classique Anthem de Rush auquel Sacrifice a donné un traitement vitaminé. Depuis qu’on l’a reçu à la station je l’écoute constamment – le nouveau Slayer ou le Epica sont très bons et font des séjours fréquents dans mon lecteur CD, mais je reviens toujours et constamment au Sacrifice qui est vraiment fantastique. Ils sont dans une forme tout à fait prodigieuse et ils jouent comme s’ils avaient encore 18 ans. Il n’y a eu aucune baisse d’intensité ni de passion dans leur musique qui est énergique à fond. Ça arrache, ça décape et ça varloppe dans tous les sens. Ça sonne l’enfer et ça varge du début à la fin. C’est une véritable jouissance auditive.

Cote: 9

Wolfmother (Cosmic Egg) - 26 octobre 2009


Wolfmother
Cosmic Egg
(Hard rock )
Sortie le 26 octobre 2009


Le deuxième album en carrière pour ce jeune groupe qui avait sorti un véritable petit bijou il y a trois ans, c'est-à-dire leur premier album homonyme de 2006 que j’avais encensé à l’émission Rock Classique.

Ils sont retour cette année, en fait je devrais dire « il est de retour » puisque du groupe original il ne reste que le chanteur et guitariste Andrew Stockdale qui s’est entouré d’une nouvelle section rythmique et d’un second guitariste pour ce deuxième opus.

Il faut croire que tout reposait sur les épaules de Stockdale puisqu’il n’y a absolument aucune baisse de qualité par rapport au premier disque. En fait, je dirais que s’il y a une chose, le deuxième est même supérieur au premier. C’est un véritable joyaux que ce Cosmic Egg qui reprend dans la même mouvance que le premier homonyme, c'est-à-dire du hard rock que certains qualifient dans la veine de ce que Black Sabbath et Led Zeppelin ont fait de meilleur. Cosmic Egg aurait pu être un très bon album de Led Zeppelin.

Les mélodies sont très accrocheuses, c’est puissant, ça sonne l'enfer et même la pochette est tout à fait hallucinante.

Personnellement je me suis procuré la version vinyle que je vous conseille particulièrement plutôt que la version CD et cela pour plusieurs raisons.
Premièrement ça sonne mieux en vinyle et juste pour la pochette ça vaut le coût, mais en plus de ça la séquence de l'ordre des pièces est supérieure sur l’album vinyle qui, en passant, est double et renferme trois pièces de plus que le CD.

J’ai vraiment adoré cet album de Wolfmother et ça va être à coup sûr un de mes tops de l’année 2009 qui, est vraiment une excellente année pour le rock encore une fois.

Cote: 9

lundi 2 novembre 2009

Hypocrisy (A Taste Of Extreme Divinity) - 23 octobre 2009


Hypocrisy
A Taste Of Extreme Divinity
(death métal mélodique)
Sortie le 23 octobre 2009

Tout simplement un des meilleurs albums de cette formation de vétérans de la scène death mélodique suédoise.
Cote: 8,5

Priestess - 20 octobre 2009


Priestess
Prior To The Fire
(hard rock)
Sortie le 20 octobre 2009
Un album tout à fait dans la veine du premier. C’est à dire du rock carré très énergique et joué à très (très) haut volume. J’aurais aimé vous dire que cet album est bon au complet. Malheureusement ce n’est pas le cas. J’ai bien aimé les pièces Lady Killer, Raccoon Eyes et It Baffles The Mind, mais j’ai trouvé l’ensemble plutôt ordinaire. La plupart des pièces sont très moyennes et plus ou moins intéressantes.Ça n’accroche pas tellement, malgré des écoutes répétées. Ce n’est pas mauvais mais, ce n’est pas aussi bon par exemple que les derniers albums de Kiss, Ace Frehley ou Nashville Pussy qui sont dans la même mouvance. Ça manque de mélodies ou de riffs mémorables – ou carrément accrocheurs. La force de Priestess c’est la scène et ce nouveau disque vient le confirmer quant à moi. En spectacle ils sont tout à fait excellents, mais ils n’arrivent tout simplement pas à le transcender sur disque.
Cote : 6,5

samedi 31 octobre 2009

Baroness (The Blue Album) - 13 octobre 2009


Baroness
The Blue Album
(métal - sludge - progressif)
Sortie le 13 octobre 2009
Je ne connaissais absolument pas ce groupe avant d'entendre cet album fantastique - leur deuxième - intitulé tout simplement The Blue Album. Une des très belles découvertes de 2009. Pour ceux qui apprécient des formations comme Cult Of Luna, Mastodon ou Tool. À surveiller sérieusement...
Cote: 9

W.A.S.P. (Babylon) - 13 octobre 2009


W.A.S.P.
Babylon
(shock Rock - heavy metal)
13 octobre 2009

Quinzième album studio de cette formation de vétérans de la scène shock rock de Los Angeles, un groupe souvent mal-aimé qui roule sa bosse depuis 1983 et qui se sont fait remarquer surtout ici au Québec parce qu’ils ont eu la témérité de damer le pion à Metallica en se produirsant en vedette à la place d'eux lors du premier passage de ces deux groupes en terre québécoise à l’hiver 1985 (chose que les fans de Metallica ont fait payer très cher à Blacky Lawless et ses amis pendant leur prestation au défunt Spectrum de Montréal en les arrosant sans cesse de canettes de bière, tant et si bien qu’ils ont dû arrêter de jouer après une vingtaine de minutes, ce qui en a déçu certains – mais certainement pas la majorité des fans de Metallica).


Personnellement j’ai toujours trouvé que WASP était un groupe de shock rock ordinaire mais dirigé par un homme très motivé et intègre dans sa démarche, Blackie Lawless, qui en plus a des talents évidents de compositeur et de mélodiste en qui posséde une excellente voix pour le hard rock et le heavy métal. Je les ai connus avec leur premier maxi 45 tours, Animal (Fuck Like A Beast), paru en 1983 et que j'avais bien aimé. Mais après leur premier album homonyme de 1984 je ne les ai pas tellement suivis, sinon j’ai sporadiquement entendu certains de leurs disques comme The Headless Children, The Crimson Idol et Unholy Terror. Dernièrement j’ai lu de très bonnes choses sur leur nouvel album, Babylon, qui est sorti à la mi-octobre et ça m’a donné le goût de l’entendre.


Il s'agit d'un semi album concept basé sur les quatre cavaliers de l’apocalypse (les textes de WASP sont beaucoup plus sérieux qu’à leurs débuts). CMusicalement c’est du W.A.S.P. tout craché, exactement comme on s’y attend. Du hard rock carré et mélodique avec la voix criarde de Blakie (une voix criarde mais pas achalante curieusement). On y retrouve 7 nouvelles compositions de Blackie, ainsi que deux reprises : une de Burn de Deep Purple (qui n’est pas mauvaise, mais qui ne va pas faire oublier l’originale), et une autre plus surprenante de Chuck Berry, Promised Land. Un bon album de W.A.S.P.

Cote : 7

Poe Perry - 6 octobre 2009


Joe Perry
Have Guitar, Will Travel
(hard rock)
Sortie le 6 octobre 2009
Le guitariste Joe Perry est le seul des membres d'Aerosmith, à part Brad Whitford ,à avoir tenté l'aventure solo et cela, avec des résultats plus ou moins convaincants. En effet, à part son très bon premier album, Let The Music Do The Talking paru en 1980, les autres qui ont suivi n'ont pas soulevé l'enthousiasme de grand monde. I've Got The Rock 'n' Rolls Again était très ordinaire et les deux suivants, "Once A Rocker, Always A Rocker" et l'homonyme de 2005 étaient franchement médiocres. C'est donc dire que je ne m'attendais pas à grand chose à l'écoute de ce nouvel opus du guitariste de Boston qui est pourtant une des forces créatrices d'Aerosmith.
Mis en congé forcé suite à l'accident dont le chanteur Steven Tyler a été victime l'été dernier, Perry est entré rapidement en studio pour produire à toute vitesse ce nouvel effort solo. Évidemment, en considérant ses antécédents et la vitesse de la réalisation de ce disque on s'attendrait à quelque chose de bâclé et de très mauvais. Eh bien ce n'est absolument pas le cas. En fait il s'agit plutôt d'un très bon disque, son meilleur avec
Let The Music Do The Talking. C'est inspiré et mélodique, parfois expérimental et audacieux (dans la mesure où l'on parle tout de même du guitariste d'Aerosmith). Mais, en outre ce disque rocke pas mal plus que la plupart des albums que Perry a produit avec Tyler et cie depuis le début des années 90. Franchement très (très!) réussi.
Cote : 8

vendredi 30 octobre 2009

Ultra Violence - octobre 2009


Ultra Violence
Filthy Dirty Drunk N Roll
(hard rock)
Sortie en octobre 2009
Un tout nouveau groupe de hard rock originaire de Toronto et qui porte un nom qui - à mon avis - ne leur convient pas du tout et qui siérait plutôt à des formations extrêmes comme Slayer ou Behemoth puisque musicalement le groupe donne plutôt dans le hard rock typique et très loin de "l'ultra violence". Apparemment qu'il s'agit d'une espèce de "supergroup" puisque chaque musicien provient de 5 différents groupes - semble-t-il - proéminents de la ville-reine mais que, personnellement je ne connais absolument pas (on parle de Zuku, Born Destroyers, Mindsight, One True Faith et Obsidian). Comme influences les membres de Ultra Violence citent AC/DC, Guns N Roses, Lynyrd Skynyrd, Chuck Berry et, ils jouent apparemmeent du Elvis en concert. Ils commencent à se faire une bonne réputatation de groupe de scène à Toronto et ils viennent de faire paraître un premier mini album de trois pièces intitulé Filthy Dirty Drunk 'n' Roll. Ce que j'ai le plus apprécié de ce quintet, c'est la voix du chanteur, Turi, qui est vraiment très intense. On pense à Brian Johnson et à Dan McCafferty de Nazareth, mais en plus extrême.

Ce n'est absolument pas original et, très sérieusement, on n'en a absolument rien à cirer parce que c'est efficace et que ça fait du bien. À surveiller.
Cote : 7

Arch Enemy - 6 octobre 2009


Arch Enemy
The Root Of All Evil
(métal extrême mélodique)
Sortie le 6 octobre 2009
Un bon album de Arch Enemy, particulièrement pour ceux qui aiment Angela Gossow puisque le groupe reprend ici avec elle certaines des pièces marquantes des trois premiers albums studio du groupe, enregistrés à l'époque du chanteur Johan "Liiva" Axelsson. Ça défonce et ça varloppe. Toutefois c'est un album non essentiel si vous possédez déjà tous les disques de Arch Enemy puisqu'on n'y retrouve absolument rien de nouveau, sinon de nouvelles interprétations d'anciennes pièces avec la voix d'Angela, définitivement une des femmes les plus intéressantes dans le monde du métal actuellement.
Cote: 7,5

Kiss - 6 octobre 2009


Kiss

Sonic Boom

(hard rock)

Sortie le 6 octobre 2009

Premier album studio en onze ans pour Kiss, soit depuis Psycho Circus que le quatuor a enregistré et fait paraître en 1998 avec la formation originale, c'est-à-dire Paul Stanley, Gene Simmons, Peter Criss et Ace Frehley. Un album qui avait déçu et avec raison puisqu’il était vraiment très moyen et ordinaire. Ça avait beaucoup coupé l’élan et l’enthousiasme que le retour au bercail de Peter et Ace avait suscité. Simmons et Stanley récidivent aujourd’hui avec les deux musiciens qui remplacent désormais Ace et Peter et qui se déguisent en « Spaceman » et en chat.

Première constatation, la pochette est très réussie et évoque celle de Rock & Roll Over, une des icônes de Kiss. De ce côté-là, c’est tout à fait gagné – ça va séduire les vieux fans de la première heure.

Deuxième constatation, Stanley et Simmons ont mis le paquet et nous offrent un album triple qui contient un disque qui renferme 11 nouvelles chansons, un deuxième disque sur lequel on retrouve quinze classiques de Kiss qui ont été réenregistrés au mois d’août avec la nouvelle formation et, finalement, un DVD en concert enregistré en Argentine il y a quelques mois. Ce qui fait que pour les 13 dollars que l’album coûte, on en a amplement pour notre argent pour une fois.

Musicalement, ça ne change pas, c’est du bon vieux Kiss. ils ne se sont pas réinventés et c’est parfait ainsi. C’est simple, carré, joyeux et festif. Les paroles comme d’habitude sont tout à fait ridicules et on s’en fout – Kiss ce n’est pas un groupe cérébral, c’est un groupe de « party » qui fait ce que les anglophone appelle de la « Feel Good Music ».

Eric Singer et Tommy Thayer font un excellent travail sur le disque. C’est très difficile de ne pas aimer Eric ou Tommy puisque eux aussi sont des fans de Kiss et ce qu’ils font à l’intérieur du groupe, ils le font honnêtement je pense et avec respect. Eric Singer est un bien meilleur batteur que Peter Criss et il aurait pu en beurrer épais sur le disque pour épater la galerie mais, au lieu de ça, il fait ce qui est tout à fait approprié et fidèle à l’esprit de ce que Kiss était à l’origine, c'est-à-dire un bon groupe de hard rock accrocheur qui faisait quelque chose de simple mais d’irrésistible pour les amateurs de hard. Stanley et Simmons ont donné un peu de place à Eric Singer et Tommy Thayer puisque ces derniers chantent chacun une pièce sur le disque qui, sérieusement, sont plutôt intéressantes. On n’a pas l’impression que c’est forcé, ni que c’est du « remplissage ». Eric chante All for The Glory et Tommy interprète Lightning Strikes. C’est tout à fait réussi de ce côté là.

Bien que Stanley et Simmons ont répété à quelques reprises qu’ils avaient tenté de retrouver sur ce disque l’esprit qui les animait dans les années 70 - en particulier à l’époque de Rock & Roll Over - ça ressemble plutôt à du Kiss des années 80 (mais à du bon Kiss des années 80 – il faut faire la nuance). C’est sûr que par moment on pense à des trucs comme Ladies Room ou Calling Dr. Love, mais c’est vraiment à du Kiss des années 1980 que ça m’a fait penser, mais avec un son un peu plus « années 70 » (le son fait « 1977 », mais le style d’écriture fait « années 80 »).Si Sonic Boom était sorti dans les années 80, ça aurait assurément été le meilleur album de Kiss de cette décennie et aussi le meilleur depuis Dynasty de 1979.

C’est un bon achat pour ceux qui aiment Kiss et qui ont envie d’entendre du nouveau matériel. En outre, on ne retrouve aucune ballade sur le disque ce qui, en soit, est un excellent argument de vente à mon avis….

Il ne faut pas s’attendre à quelque chose d’aussi canon que le premier disque homonyme de 1974, à Hotter Than Hell ou à Dressed To Kill, mais c’est un bon album de Kiss, de très loin supérieur à ce qu’ils ont fait en majorité depuis 30 ans.

C’est une très bonne finale pour Stanley et Simmons (si jamais il s’agit de leur dernier album en carrière).

Cote : 8,5

Alice In Chains - 29 septembre 2009


Alice In Chains
Black Gives Way To Blue
(heavy metal/ grunge)
Sortie le 29 septembre 2009

Black Gives Way To Blue est le premier album d’Alice In Chains en 13 ans, soit depuis le « unplugged » de 1996. C’est aussi le premier album studio du quatuor de Seattle depuis le disque homonyme de 1995 et le premier depuis le décès du chanteur original d’AIC, Layne Staley, survenu en 2002.

Bien sûr le groupe est allé se chercher un nouveau chanteur qu’ils ont trouvé en la personne de William DuVall - un ami de longue date du guitariste Jerry Cantrell – et qui possède une voix très similaire à celle de Layne Staley, ce qui fait que quand Cantrell et Duvall chantent en harmonie (les ¾ du temps) ça sonne tout à fait comme du bon vieux Alice In Chains authentique.

Album très inspiré et tout à fait excellent - c'est un de leurs meilleurs albums studio en carrière. Évidemment ils n'en ont pas fait beaucoup - cinq en tout - mais Black Gives Way To Blue est bien meilleur que les deux précédents et, juste une coche en dessous de leur classique Dirt. Absolument excellent!

Cote: 9

Lynyrd Skynyrd - 29 septembre 2009


Lynyrd Skynyrd
God And Guns
(southern rock)
Sortie le 29 septembre 2009

Lynyrd Skynyrd est probablement le groupe le plus célèbre et prestigieux du movement southern rock avec le Allman Bros Band dont ils ont repris le style, mais en lui infusant une bonne dose de hard rock dans les années 70. Ça a donné des albums brillants comme Pronounced Leh-Nerd Skin-Nerd, Second Helping et Street Survivors qui renfermaient d’immenses classiques comme Sweet Home Alabama, Freebird, That Smell et Tuesday’s Gone.

Lynyrd Skynyrd avait un mode de vie extrêmement “sex, drugs & rock ‘n’ roll” et le prix à payer pour leurs nombreuses années de débauche et d’excès a été très élevé puisque, du groupe original il ne reste plus aujourd’hui que le batteur Robert Burns (qui a quitté Skynyrd après le deuxième album), les guitaristes Ed King (qui ne fait plus partie du groupe depuis belle lurette) et Gary Rossington (qui a dû lui-même subir un quintuple pontage il y a quelques années mais qui est le seul musicien qui fait partie du groupe depuis le début). Tous les autres sont morts (deux dans un accident d’avion en 1977, tous les autres au cours des ans suite à leurs excès répétés). Ce qui fait qu’en 2009 Lynyrd Skynyrd tient plus du groupe hommage qu’autre chose.

C’est le frère du chanteur original, Johnny Van Zant, qui a pris la place de Ronnie et on a remplacé tous les autres par des musiciens d’expérience à mesure que les musiciens originaux disparaissaient. Parmi le lot Gary Rossington a eu la très bonne idée d’aller chercher l’excellent guitariste et chanteur de Blackfoot, Ricky Medlocke qui donne une crédibilité très rock à Skynyrd et qui rajoute définitivement l’élément cool essentiel qui faisait cruellement défaut à Lynyrd Skynyrd depuis les années 70.

Ce nouveau disque, God And Guns, ils le considèrent eux-mêmes comme le meilleur album de Lynyrd Skynyrd depuis Street Survivors de 1977. Tant mieux pour eux.

Personnellement j’ai été très déçu de ce qu’ils sont devenus, c’est-à-dire un groupe très formaté pour les stations de radio US dans la veine des groupes que, personnellement, je trouve tout à fait insupportables comme Shinedown ou Nickelback.

Mais, ce n’est pas au niveau musical que Skynyrd est à son pire en 2009, c’est plutôt au niveau des textes qui nous les montrent comme des espèces de rednecks, fermés et nostalgiques d’on ne sait pas trop quoi – ils ont l’air de s’ennuyer d’une époque dont on n’est même pas sûrs qu’elle a réellement existée (l’Amérique des peintures de Norman Rockwell ou des films de James Stewart des années 40 et 50). On n’est pas sûrs de quoi ils parlent mais ils ont l’air pas mal “mononcles” quand ils parlent du bon vieux temps, ce qui est tout à fait ironique quand on pense au groupe de saoûlards qu’ils étaient dans les années 70. Ça fait donc bizarre de se faire faire la morale par Lynyrd Skynyrd. C’est assez consternant comme textes en 2009.En tout cas c’est le genre de propos qui peut à peu près seulement toucher la droite religieuse américaine.

On se doute que les membres de Lynyrd Skynyrd n’ont assurément pas voté pour Barrack Obama. Même qu’ils donnent l’impression de s’ennuyer des républicains de George Bush, d’où le titre “God & Guns” qui est tiré d’une remarque que Barrack Obama a fait en 2008 pendant la campagne électorale et que la droite religieuse et le Parti républicain utilisent et exploitent de façon démagogique depuis ce temps-là.

Johnny Van Zant n’a définitivement pas le talent et la sensibilité de son frère Ronnie en tant que parolier et c’est la chose la plus moche de l’album malheureusement.Par contre il y a aussi de bons trucs sur le disque comme les pièces Still Unbroken (pièce qui fait état de la longévité du groupe – et non pas de ses membres), Floyd (de loin la meilleure chanson du disque à mon avis), Comin’ Back For More et Storm qui sont relativement bonnes. Mais malheureusement on retrouve beaucoup trop de très mauvaises choses comme – entre autres - la ballade Unwrite That Song qui est tout à fait insupportable et qui porte très bien son titre. Mais ce sont surtout les pièces Simple Life, That Ain’t My America et la pièce titre qui sont absolument atterrantes. La musique est bonne, mais les textes sont tout à fait affligeants. On pourrait dire que Lynyrd Skynyrd est en 2009 l’antithèse complète de Pearl Jam ou Bruce Springsteen au niveau politique et social. C’est vraiment très mauvais et gênant.


Cote : 5

Immortal (All Shall Fall) - 25 septembre 2009


Immortal
All Shall Fall
(black métal)
Sortie le 25 septembre 2009
Un retour tout à fait spectaculaire et réussi pour le trio norvégien. Une véritable merveille black métal!
Cote: 9

Marduk (Wormwood) - 24 septembre 2009


Marduk
Wormwood
(black métal)
Sortie le 24 septembre 2009

Excellent onzième album studio pour cette formation de vétérans de la scène black suédoise qui a connu plusieurs changements de musiciens depuis ses débuts, ne laissant que le guitariste Morgan "Evil" Steinmeyer Håkansson comme membre original en place depuis 1990. Même si ce Wormwood est dans la même mouture que la plupart des albums précédents depuis Panzer Division Marduk de 1999, on ne peut que constater que le groupe s'est sophistiqué et même "raffiné" avec le temps et cela tout en restant intègres au black.
Cote: 8

Pearl Jam - 22 septembre 2009


Pearl Jam
Backspacer
(rock)
Sortie: 22 septembre 2009

Pearl Jam en sont à leur neuvième opus studio depuis 1991. Un album un peu plus rock que la moyenne des autres, tout à fait dans la mouvance du disque précédent – l’homonyme de 2006.

Ceux qui n’ont jamais pu blairer Pearl Jam vont continuer à les ignorer et ceux qui aiment leur musique devraient apprécier ce nouveau disque qui navigue entre le rock carré le folk – il y a un petit côté Dylan dans ce que fait Eddie Vedder. Ce n’est pas le meilleur album de Pearl Jam, mais il s’agit d’un disque très correct.

J’ai bien apprécié en particulier les pièces Gonna See My Friends, The Fixer, Just Breathe et Speed Of Sound.

Cote: 7

Ace Frehley - 15 septembre 2009


Ace Frehley

Anomaly

(hard rock)

Sortie: 15 septembre 2009

Les habitués de l’émission le savent, je suis beaucoup plus fan de Ace Frehley que de Kiss. En fait, tout ça remonte au premier concert de Kiss auquel j’ai assisté au Forum de Montréal en 1979, alors que j’étais jeune ado. J’avais beaucoup d’attentes par rapport à ce spectacle et j’ai été incroyablement déçu par la performance de Gene Simmons et Paul Stanley (mais surtout par Simmons que j’ai trouvé tout à fait insignifiant et mauvais en concert). Ça a sérieusement sapé mon enthousiasme par rapport à Kiss. Par contre, je suis sorti du Forum ce soir-là vraiment épaté par Ace qui a su montrer qu’il était véritablement la « rock star » de Kiss car il avait véritablement sauvé le « show ». Le meilleur moment du spectacle demeure encore (et de loin !) à mon avis le solo de guitare de Ace et son interprétation électrisante de New York Groove. Juste pour cela ça valait les 120 kilomètres que je venais de faire.

Ace est définitivement celui qui tenait le groupe à bout de bras musicalement sur les premiers albums et en concert. Il l’a d’ailleurs prouvé de façon très éloquente d’ailleurs quand les quatre membres du groupe ont sorti simultanément leur albums solo homonymes en 1978 – celui de Ace était vraiment fantastique, alors que les trois autres étaient, au mieux, médiocres.

Ace, c’était lui le musicien de Kiss et leur musique a commencé à être pas mal moins bonne et intéressante quand il a commencé à se retirer.

Ce n’est pas pour rien que j’ai préféré de très loin le concert de Ace à Montréal de mars 2008 à celui de Kiss au Centre Bell l’été dernier. Il n’y a même pas de comparaison possible pour moi. Sur scène Ace s’amuse avec ses musiciens, Kiss c’est du business.

Évidemment, en solo Ace a connu une carrière en dents de scie puisque ses deux premiers albums sous le nom de Frehley’s Comet étaient plutôt moyen, alors que Trouble Walkin’ de 1989 était assez réussi.

Ace vit plutôt retiré depuis qu’il a quitté Kiss en 2000 – il ne tourne pas beaucoup et ne sort absolument rien - ce qui fait que ce nouvel album (son premier en 20 ans) suscite relativement d’enthousiasme de la part des fans de Kiss de la première heure.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce disque qui est tout à fait dans la mouvance de ce que Ace a fait de meilleur, c'est-à-dire du rock carré à très haut volume, direct, efficace et conçu comme l’était son premier album solo homonyme (le disque se termine même avec une instrumentale, Fractured Quantum, qui évoque le Fractured Mirror qui clôturait l’album de 1978). Seule pièce ratée de l’album, A Little Below The Angels, un acte de contrition de Ace qui nous parle de son alcoolisme et dans laquelle il fait une profession de foi maladroite qui m’a furieusement donné le goût soudain d’écouter du Motörhead…

Néanmoins, Ace a tenté (et réussi) de retrouver l’état d’esprit qui animait son opus initial, ce qui fait vraiment une réussite de ce Anomaly. Un album que je vais assurément écouter beaucoup cet automne.

Cote: 9

Megadeth - 15 septembre 2009


Megadeth
Endgame
(thrash metal)
Sortie le 15 septembre 2009

Dave Mustaine est le plus prolifique du « Big Four » du mouvement thrash américain qui compte Megadeth, Slayer, Anthrax et Metallica. Depuis 2000, en plus de tourner constamment, Megadeth a sorti quatre albums studio et deux « live », alors que pendant la même période Slayer ont sorti seulement trois albums studio, Metallica deux (dont l’épouvantable St. Anger) et Anthrax un…

C’est donc dire que Mustaine travaille très fort par rapport aux autres et c’est tout en son honneur. De plus, Mustaine est toujours resté intègre au métal, contrairement à ses anciens comparses de Metallica, ce qui suscite d’autant plus le respect.

Le nouvel album, à l’instar du précédent est très bon, tout à fait dans la veine de ce que Megadeth a fait de mieux : intense, énergique, agressif, technique et très mélodique. Respect !

Cote : 8

Porcupine Tree - 15 septembre 2009


Porcupine Tree

The Incident

(rock progressif)

Sortie le 15 septembre 2009

Ce nouvel opus de Steven Wilson et compagnie est un album double qui renferme la très longue pièce titre qui est divisée en 14 mouvements et qui occupe le premier disque en entier, alors qu’on retrouve quatre pièces plus succinctes sur le deuxième disque.

Contrairement aux albums précédents de Porcupine Tree, je n’ai pas accroché et seules les pièces Remember Me Lover et les neuvième et onzième mouvements de la longue pièce titre (Time Flies et Octane Twisted) m’ont vraiment plu. Les mélodies et les textures sont moins accrocheuses et mémorables que sur les quatre ou cinq derniers albums du quatuor britannique. Vraiment dommage…

Cote: 7

Therion - 8 septembre 2009


Therion

The Miskolc Experience

(metal progressif symphonique)

Sortie le 8 septembre 2009

Tel que son nom l’indique, cet album a été enregistré en Hongrie lors de ce fameux festival d’opéra annuel à l’instar de celui de la formation hollandaise Epica sorti aussi cette année (Epica étaient les invités du festival en 2008, alors que Therion avait été invité l’année précédente). Therion a donc attendu passablement de temps avant de sortir ce Miskolc Experience.

Therion, pour ceux qui ne les connaissent pas, est un groupe suédois qui fait carrière depuis une vingtaine d’années et qui est dirigé par le chanteur, guitariste et compositeur Christofer Johnsson. Ils ont débuté comme un véritable groupe de death métal mais ils se sont raffinés avec le temps pour devenir un des grands noms du métal progressif symphonique. Depuis 1991 ils ont enregistré 11 albums studio dont certains sont considérés comme de véritables petits chefs-d’œuvre.

Évidemment les comparaisons sont inévitables et, bien que le disque de Epica continue à être mon préféré, celui de Therion est aussi très (très !) bon.Tout comme l’album d’Epica, le concert de Therion est divisé en deux : c'est-à-dire qu’on retrouve une première partie dans laquelle on présente des reprises de classiques par Verdi, Dvorak, Mozart, Saint-Saëns et Wagner, alors que la deuxième partie – sur le disque deux – présente uniquement des pièces de Therion.

Un peu plus difficile d’accès que le Epica, le disque de Therion est beaucoup plus près du style classique que celui des hollandais qui demeure très métal. Le choix des pièces classique est plus sérieux puisque Epica reprenaient des trucs plus légers dans la première partie de leur concert, même de la musique de films comme Star Wars, Le Pirate des Caraïbes et Spiderman. L’approche de Therion est plus sérieuse et solennelle, alors que l’attitude de Epica est celle de jeunes musiciens métal qui viennent s’amuser avec un orchestre symphonique dans un festival classique prestigieux. Ça dépend des goûts mais, personnellement, je préfère le Epica, mais l’album de Therion est lui aussi tout à fait excellent et va plaire aux mélomanes qui apprécient la musique très cérébrale et sophistiquée.

Cote: 9