samedi 4 décembre 2010

Atheist (Jupiter)


Atheist
Jupiter
death/thrash métal progressif à tendances jazz
Sortie: 8 novembre 2010

Un véritable petit bijou encore une fois pour ce groupe de vétéran de la Floride. On y retrouve tous les éléments qui font qu'on aime ce quatuor : l'extrême complexité, la virtuosité, la sophistication, la rapidité et la puissance d'une musique tout à fait originale.
Cote: 9

Amorphis (Magic & Mayhem) - présenté à l'émission 26 novembre 2010


Amorphis
Magic & Mayhem
métal doom progressif et mélodique
Sortie : déjà disponible

Amorphis célèbrent cette année leur 20ième anniversaire et, question de souligner la chose, les membres actuels de la formation ont décidé de réenregistrer certaines pièces marquantes tirées de leurs 3 premiers albums studio qui sont considérés comme d’authentiques classiques par les amateurs de métal extrême, c'est-à-dire les disques The Karelian Isthmus, Black Winter Day et Elegy, sur lesquels pour la première fois Amorphis osait mélanger le gros métal à la musique folklorique finlandaise.

Sauf que, ce qui était tout à fait révolutionnaire à l’époque, c'est-à-dire le mélange de doom, de death et de musique folklorique qui faisait la particularité de Amorphis, sonne moins essentiel en 2010. Mais il faut reconnaître que l'idée de retaper ces pièces qui ont marqué leurs première années avec leur actuel et fantastique chanteur, Tomi Joutsen et les claviers de Santeri Kallio était irrnésistible. Le groupe semble avoir eu beaucoup de plaisir à revisiter leurs classiques. J'ai bien aimé...
Cote : 8

Forbidden (Omega Wave) - présenté à l'émission Rock Classique du 26 novembre 2010


Forbidden
Ωmega Wave
thrash metal
Sortie: déjà disponible

Forbidden, vétérans de la scène thrash de la région de San Francisco, faisaient partie de la seconde vague de groupes de métal extrême californiens qui sont apparus à la fin des années 80 en même temps que Testament, Death Angel et Dark Angel. Ils se sont formés autour du chanteur Russ Anderson et du guitariste Robb Flynn qui a rapidement quitté pour former les groupes Vio-Lence, puis Machine Head. Il a été remplacé par Glen Alvelais et ils ont sorti leur premier album en 1988 intitulé Forbidden Evil qui a fait une forte impression. Alvelais a quitté et Forbidden a enregistré un deuxième très bon disque intitulé Twisted Into Form qui est paru en 1990 et qui est considéré comme un classique par les amateurs du genre. Par la suite, comme la plupart des groupes de métal ils en ont arraché pendant les années 90 et ils ont sorti deux albums médiocres soit : Distortion de 1995 et Green de 1997 qui sont considérés par les connaisseurs comme deux très mauvais albums. Depuis ce temps-là ils n’ont rien fait, c'est-à-dire que ce tout nouvel album, Ωmega Wave, est leur premier en 13 ans et marque un heureux retour puisque c’est un très bon disque et sans nul doute leur meilleur en 20 ans.

Sur ce nouvel effort la voix de Russ Anderson est intacte (une voix à la Halford qui impressionne encore) et les guitaristes Craig Locicero et Steve Smyth est très inspirés et en feu. La pièce titre en particulier est un des points d’orgue du disque et - carrément - une des plus remarquables de la carrière de Forbidden. Un autre point fort est le morceau Dragging My Casket qui nous montre Forbidden à son plus « progressif ». Forsaken at the Gate ouvre l'album en force et, même on retrouve aussi quelques pièces de remplissage, il s'agit d'un disque très réussi et qui va plaire aux amateurs de thrash « old school ».

Avec ce nouvel opus, Forbidden vont avoir sauvé l’honneur et rétabli leur réputation qui avait été sérieusement entachée par leur deux albums précédents.
Cote: 8

samedi 20 novembre 2010

Opeth (In Live Concert at the Royal Albert Hall) - présenté à l'émission Rock Classique du 19 novembre 2010


Opeth
In Live Concert at the Royal Albert Hall
métal progressif extrême
Sortie: déjà disponible

Enregistré au printemps dernier à Londres dans le cadre absolument grandiose du Royal Albert Hall, ce concert soulignait le 20ième anniversaire de ce groupe extrêmement original et brillant (la pochette en passant est un véritable pastiche et un hommage au disque Concerto pour groupe et orchestre de Deep Purple qui l’ont enregistré, eux aussi, au Royal Albert Hall en 1970).

Personnellement je les ai connus – Opeth - quand j’ai reçu un advance CD du disque Blackwater Park à l’hiver 2001 et j’ai été immédiatement absolument fasciné par ce groupe-là dès la première audition et je suis devenu un fan. Je suis allé les voir en concert pour la première fois à Montréal quelques semaines plus tard en première partie de Nevermore et j’ai été très impressionné. Depuis ce temps-là je les ai vus en concert à de nombreuses reprises – c’est un groupe que j’essais de ne jamais manquer quand ils sont de passage en spectacle au Québec - les spectacles de Opeth figurent parmi mes plus belles et plus mémorables expériences en concert dans les 10 dernières années.

J’ai donc beaucoup aimé ce coffret qui est filmé impeccablement et avec un son absolument parfait.J’ai passé deux excellentes soirée cette semaine à visionner ce petit bijou qui est constitué de trois CDs et deux DVDs. On y retrouve un long concert pendant lequel le groupe joue intégralement l’album Balckwater Park (un des albums les plus remarquables et parfaits à être paru dans la dernière décennie) tout ça sans dire un mot, ce qui est tout à fait incroyable de la part de Mike Akerfeld qui, d’ordinaire, est très prolixe et bavard entre les chansons. Par contre il se rattappe bien dans la deuxième moitié du concert puisqu’il disserte amplement entre les chansons et lance comme d’habitude quelques bonnes blagues (Mike est un vrai stand-up comic, ce qui est paradoxal quand on écoute sa musique qui est très sérieuse et sombre). Opeth interprètent une pièce tirée de chacun des albums qu’ils ont enregistré depuis 1990 en rappellant le contexte de leur création et l’histoire du groupe dont c’est, à mon avis la plus brillante incarnation en ce moment avec le claviériste Per Wiberg qui est vraiment génial, subtil et sympathique, ainsi que le guitariste Fredrik Åkesson qui est une véritable machine. Si vous ne connaissez pas Opeth, c’est une excellente façon de vous y initier puisque le coffret contient des versions en concert de certains de leur plus beaux fleurons en carrière, en plus d’une entrevue de Mike Akerfeld qui répond aux questions de ses fans de façon très directe et honnête, ainsi qu’un documentaire plutôt comique qui nous montre Opeth en tournée – notamment en train de prendre un coup en Allemagne dans un club – ce qui nous permet de constater que l’Allemagne permet encore aux gens de fumer dans les bars...
Cote : 10 sur 10

Paul McCartney (Band on the Run - The Paul McCartney Archive Collection) - présenté à l'émission Rock Classique du 19 novembre 2010


Paul McCartney
Band on the Run - The Paul McCartney Archive Collection
rock
Sortie: déjà disponible

Nouvelle version remasterisée de luxe de l’album classique Band on the Run de Paul McCartney – un disque paru à l’origine en décembre 1973 et aussi un des plus réussis par un Beatles en solo – on pourrait dire que Band on the Run est l’album qui a fait paraître les autres Beatles par mal ordinaires – c’est un disque absolument brillant et tout à fait réussi. Cette nouvelle version est la première de la série "Paul McCartney Archive Collection" qui va voir la sortie dans les prochaines années d’autres albums classiques de Paul comme son premier homonyme et Ram Il s’agit d’un très bel objet pour les fans les plus enthousiastes de Paul et d’un beau cadeau de Noël puisque c’est présenté dans un très beau livre à couverture rigide de 120 pages qui contient des notes sur chacune des chansons qu’on retrouve sur le disque, des photos inédites de Linda McCartney et une nouvelle entrevue avec Paul qui parle de la conception de l’album. L’ensemble comprend 3 CDs qui renferment l’album original remasterisé aux studios Abbey Road, 9 pièces en bonus, des entrevues enregistrées et des versions alternatives, ainsi qu'un DVD. Toutefois je dois vous dire que ce dernier est plus ou moins intéressant puisqu’on y retrouve des vidéo clips complètement nuls de deux pièces (Band on the Run et Mamunia) et un court métrage sur la conception de la pochette et la session de photos qui réunissait certains grands acteurs de l’époque comme James Coburn et Christopher Lee, ce qui n’est pas vraiment intéressant ou emballant. Toutefois on y retrouve aussi un spécial télévisé intitulé One Hand Clapping au cours duquel on voit le groupe jouer des pièces en direct – live – dans le studio de Abbey Road, ce qui est vraiment intéressant. Des versions dépouillées mais très rock – la voix de Paul sonne très juvénile. C’est vraiment très bon et, comme je l'ai dit plus tôt, c'est un beau cadeau de Noël à faire à un vrai fan de Paul McCartney parce que ce c’est vraiment pas donné (dans les environs de 100 dollars). Pour les bourses plus modestes il y a une version plus économique de deux disques et un DVD qui comprend l’album original, 1 disque de versions alternatives et de pièces en bonus et le DVD des clips et du spécial télévisé, mais sans le gros livre et les entrevues enregistrées. Ça se vend dans les 25 à 30 dollars.
Cote : 10 sur 10

Cradle of Filth (Darkly, Darkly, Venus Aversa) - présenté à l'émission Rock Classique du 12 novembre 2010


Cradle of Filth
Darkly, Darkly, Venus Aversa
métal gothique extrême
Sortie: déjà disponible

Darkly, Darkly, Venus Aversa est un autre album concept pour Cradle qui traite cette fois-là de la supposée première épouse de Adam, la très sombre Lilith. Il s'agit du premier album studio de Cradle depuis 2008, soit depuis le disque Godspeed on the Devil’s Thunder que j’avais vraiment beaucoup aimé et qui traitait de la vie de l’abominable Gilles de Raie – un personnage maléfique qui a véritablement existé à la fin du Moyen-Âge et qu’on a surnommé "Barbe Bleue".
"Thunder" est un album de Cradle que j’avais trouvé musicalement parfait et réussi – très accrocheur – très sophistiqué - très heavy – très métal – très extrême et – curieusement – très mélodique.

Le nouvel album est encore plus extrême et métal que le précédent et c’est ce qui le distingue à mon avis. Ça va sûrement en réjouir plusieurs. Malheureusement je n’ai pas été tellement impressionné par ce nouvel opus de Cradle of Filth qui est, très métal et très extrême – il ne se sont pas ramollis – le problème n’est pas là. Le problème est au niveau des compositions qui sont très ordinaires – pas du tout accrocheuses et même ternes – « terne » qui n’est pas un adjectif habituel quand on parle de métal extrême mais qui convient tout à fait ici puisque j’ai trouvé les compositions tout simplement plates et sans relief. Ça me fait penser au dernier Exodus qui est sorti plus tôt cet année et que je n’avais pas aimé du tout non plus à cause des compositions très moyennes qu’on retrouve sur le disque. Ce lui de Cradle est dans la même veine.

J’ai été très déçu par cet album et je ne le conseille absolument pas. Je vous conseille plutôt cent fois le précédent Cradle of Filth, Godspeed on the Devil’s Thunder qui était vraiment excellent, très inspiré et accrocheur. Je ne lui donne pas plus que 6 sur 10 à ce nouvel effort – vraiment moche et c’est dommage.

Therion (Sitra Ahra) - Présenté à l'émission Rock Classique du 12 novembre 2010


Therion
Sitra Ahra
Métal progressif symphonique
Sortie: déjà disponible

Premier album studio pour Therion depuis l’excellent Gothic Kabbalah qui date de plus de 3 ans.
Therion – pour ceux qui ne les connaissent pas – est un groupe qui a débuté comme une formation de Death métal qui s’est raffinée avec le temps et qui a peu à peu intégré des éléments de rock progressif à leur musique, ainsi que des influences de musiques du monde, de folklore et de classique qui l’ont transformé en un véritable groupe de métal symphonique et opératique. Ça n’a pas changé avec le nouvel album que je qualifierais de véritable voyage de découvertes de cultures anciennes et leur folklore. Therion nous a habitués depuis longtemps à des ambiances mystiques et théâtrales et c'est à nouveau le cas ici. On s’en doute, c'est très sophistiqué.

La pochette représente, semble-t-il, les onze étapes visant à accéder à la connaissance suprême selon la philosophie de l’Ordre du Dragon Rouge dont je n’ai aucune espèce d’idée de ce que c’est - l’Ordre du Dragon Rouge, mais c’est quelque chose qui est apparemment une très grande source d’inspiration pour Therion. Évidemment c’est tellement consistant et dense comme musique que ça nécessite de très nombreuses écoutes afin de pleinement apprécier cette petite merveille mais je peux d’or et déjà vous affirmer qu’il s’agit bien ici d’un des meilleurs albums de métal progressif cérébral de l’année 2010.
Cote : 8,5 sur 10

Black Country Communion (Black Country Communion) - présenté à l'émission Rock Classique du 5 novembre 2010


Black Country Communion
Black Country Communion
Rock
Sortie: déjà disponible

Le quatuor Black Country Communion, qui vient tout juste de faire paraître leur premier album homonyme, est le tout nouveau « Supergroup » en date. Depuis l’année dernière il en est sorti 2 autres, c'est-à-dire : Chickenfoot, que j’ai bien aimé et qui rassemble Sammy Hagar et Mike Anthony de Van Halen avec Chad Smith des Red Hot Chili Peppers et Joe Satriani; par la suite est apparu Them Crooked Vultures qui rassemble Dave Grohl des Foo Fighters et Nirvana, avec Josh Homme des Queens of the Stone Age et John Paul Jones de Led Zeppelin, un trio que j’ai moins aimé tout simplement parce que c’est un peu trop brouillon et un trop axé sur le jam pour mes goût personnels.

Black Country Communion eux sont formés du bassiste et chanteur extraordinaire Glenn Hughes qui s’est fait connaître surtout avec Deep Purple et Black Sabbath, Jason Bonham (le fils du batteur de Led Zeppelin qui a fait partie aussi de Foreigner et UFO entre autres), Derek Sherinian qui a fait partie de Dream Theater et le célèbre guitariste de blues Joe Bonamassa. Musicalement c’est du hard rock anglais typique dans la mouvance des grands noms du genre comme Led Zeppelin et, surtout, Deep Purple. Même si le groupe compte deux américains, ils sonnent vraiment très anglais et côté composition c’est vraiment très bon. Glenn Hughes est, à mon humble avis, un bien meilleur compositeur que nos amis de Them Crooked Vultures et c’est la raison pourquoi j’ai préféré ce disque, même s’il est plus conventionnel – mais c’est de toute façon l’idée derrière tout ça, c'est-à-dire de revenir à un rock traditionnel et près des racines du hard du début des années 70. Les critiques branchées vont détester ça à mort et c’est probablement pour ça que j’aime cet album-là.

Autre raison pour laquelle je les aime bien, Glenn est dans une forme vocale absolument resplendissante (Glenn Hughes est un bien meilleur chanteur et possède une bien plus belle voix que Josh Homme - ce n’est pas pour rien que certains le surnomment « The Voice of Rock ».
Cote 8,5 sur 10

Mekong Delta (Wanderer on the Edge of Time) - présenté à l'émission Rock Classique du 5 novembre 2010


Mekong Delta
Wanderer on the Edge of Time
Métal progressif
Sortie: déjà disponible

Mekong Delta existe depuis le milieu des années 80 et ils sont dirigés par le bassiste Ralph Hubert. Au cours des ans des membres prestigieux de groupes connus ont fait partie de Mekong Delta parmi lesquels on compte des membres de Rage, At Vance et Masterplan. Ce nouvel album, Wanderer on the Edge of Time n’est pas la chose la plus originale au monde, mais c’est bien fait et ça semble l'avoir été avec cœur et passion. Ça vaut bien un bon 7,5 sur 10 (la pochette est très laide par contre).

Heart (Red Velvet Car) - présenté à l'mission Rock Classique du 5 novembre 2010


Heart
Red Velvet Car
Rock
Sortie: déjà disponible

Ça faisait pas mal longtemps qu’ils n’avaient rien sorti – Heart - en fait rien depuis l’album Jupiters Darling de 2004 qui ne m’avait pas emballé plus qu’il le fallait. Il faut dire qu’à la base je ne suis pas un gros fan de Heart. J’aime en général les premiers albums (Dreamboat Annie, Little Queen et Dog and Butterfly - à moitié). Le reste je n’apprécie pas du tout. Pour ceux qui ne les connaissent pas, Heart est un groupe qui est dirigé par les sœurs Wilson (la chanteuse Ann et sa sœur, l’excellente guitariste Nancy).

À l’origine Heart était un vrai groupe de rock qui oscillait entre leurs racines folk et leurs inclinaison vers le hard rock (les sœurs Wilson sont de très grandes fans de Led Zeppelin). Un de mes amis qui est plus âgé que moi a eu la chance de les voir dans les années 70 et il m’a longtemps dit que c’était le meilleur spectacle qu’il a vu dans les années 70 – et il en a vu beaucoup. Malheureusement les sœurs Wilson se sont égarées dans les années 80 et elles sont devenues un des gros noms du "corporate rock" formaté pour la radio FM commerciale, ce qui fait qu’elles sont devenues tout à fait sans intérêt à mon avis. Elles ont fait beaucoup d’argent, mais artistiquement ça ne valait absolument rien. Heart à l’origine c’était aussi un vrai groupe alors qu’avec le temps les membres originaux ont quitté, ce qui fait qu’on pourrait considérer maintenant que Heart est devenu uniquement le duo des sœurs Wilson. Depuis, la vague grunge a submergé leur ville natale de Seattle au début des années 1990 et les sœurs Wilson ont pris conscience de leurs racines, quand elles se sont rendues compte qu’elles étaient de véritables icônes et des modèles pour leurs cadets (pour Alice in Chains entre autres qui n’ont jamais caché leur admiration pour les sœurs Wilson et qui leur ont servi de modèle) Ces dernières sont retournées un peu à leurs sources depuis. Ce qui fait que Heart n’est plus un objet de moqueries en 2010, mais bien un groupe respecté et influent.

J’ai lu beaucoup de critiques élogieuses de ce nouvel album et j’avais bien hâte de l’entendre, ce que j’ai finalement réussi à faire la semaine dernière. Première constatation que j’ai fait, c’est que la voix de Ann Wilson avec le passage des ans ne joue plus autant dans les très hauts registres comme elle le faisait auparavant. Mais ce qu’elle a perdu en force, elle le compense par la finesse. Ce n’est pas le disque rock de l’année mais c’est un bon disque inspiré et plutôt porté vers le côté folk en majorité. C’est probablement un des meilleurs disques que les sœurs Wilson ont fait depuis les années 70.
Cote : 7 sur 10

The Rolling Stones (Ladies and Gentlemen) - Présenté à l'émission Rock Classique du 5 novembre 2010)


The Rolling Stones
Ladies and Gentlemen
Rock
Sortie: déjà disponible

Un film en spectacle qui a été réalisé au cours de la tournée Exile On Main Street de 1972 et qui est sorti au cinéma par la suite – ça a été projeté en salles pendant une partie des années 70, mais ce n’était jamais sorti par la suite en vidéo ou en DVD. Ça vient tout juste de sortir en BluRay et DVD et c’est un véritable petit bijou puisque les Rolling Stones étaient vraiment au sommet de leur forme et à leur apothéose artistique à ce moment-là, particulièrement Keith Richards qui était absolument brillant à cette époque. Il avait beau être héroïnomane et gelé comme une bine, il était impeccable en concert et tout à fait en feu.

Mick Jagger est aussi excellent et c’est un film qui permet de voir les Stones dans leurs vertes années – quand ils étaient jeunes (Charlie Watt jeune et avec les cheveux longs - Mick Taylor mince et très efficace mais parfaitement immobile sur la scène et Bill Wyman, tout aussi efficace et immobile que Mick Taylor). J’ai vraiment passé une excellente soirée à visionner ce film qui est agrémenté d’entrevues avec Mick Jagger : une de l’époque à l’émission anglaise The Grey Whistle et une faite en 2010 qui nous permet de voir que Mick a vraiment – vraiment – beaucoup vieilli depuis 3-4 ans.
Cote : 10 sur 10

Artistes variés (Come and Get It - The Best of Apple Records) - présenté à l'émission Rock Classique du 5 novembre 2010


Artistes variés
Come and Get It - The Best of Apple Records
Compilation
Sortie: déjà disponible

Je vous parle maintenant d'une deuxième compilation qui est sortie cette semaine et qui porte cette fois-là sur les artistes qui faisaient partie de l’étiquette Apple à la fin des années 60/début 70. Il y avait un article complet sur le sujet dans l’avant-dernier numéro du magazine Mojo et qui racontait en détails l’odyssée de cette étiquette qui avait été fondée par les Beatles et qui s’est avérée un véritable flop et un gouffre financier pour le Fab Four qui, à la base, avait voulu jouer aux hommes d’affaires et toucher à plusieurs domaines, non seulement à la musique mais aussi au cinéma, à la mode vestimentaire et à l’électronique.

Ça a été un flop dans tous ces domaines, ainsi que pour l’étiquette de disques qui,à l'origine avait été mise sur pied dans l’optique de donner une chance à un paquet d’artistes que les autres compagnies de disques n’avaient pas voulu signer et en leur offrant une très grande latitude artistique.C’était très noble et, dans les faits, en ces années 60 idéalistes ça aurait dû être une très bonne idée. Sauf que dans la réalité ça n’a pas fonctionné.

L'étiquette Apple a d'abord acheté des pages complètes de publicité dans des journaux et des magazines pour inviter les artistes à leur envoyer leurs démos en leur garantissant qu’on allait tout écouter. Évidemment, la très grande majorité de ce qu’ils ont reçus était extrêmement mauvais – et je suis bien placé pour savoir à peu près de quoi ça a pu avoir l’air puisque juste ici à la station on reçoit chaque semaine des dizaines de disques et de démos qui sont, en très grande majorité, très mauvais (et je peux vous dire que pour un groupe comme Black Mountain, il faut se taper parfois un millier de formations et de musiciens qui n'ont pas d’allure). C’est donc à ça que les Beatles se sont heurtés et ils ont bien sûr déchanté.

Ce qui fait que ce qui est sorti sur l’étiquette Apple était très souvent – et en majorité – très ordinaire. À part Badfinger, James Taylor et Billy Preston, il n’y a pas grand-chose digne d’intérêt qui est sorti de Apple. Le plus grand succès de l’étiquette à part les disques des Beatles, c’est avec une adolescente qu’ils les ont obtenus, la chanteuse Mary Hopkins qui avait gagné un concours de talents auparavant et qui a eu beaucoup de succès avec deux chansons pop :"Those Were The Days" (qui a été traduite ici en français par « Le temps des fleurs » qui est en fait une reprise d’une pièce traditionnelle russe que Paul McCartney a retapé et… « Goodbye » qui était une composition très « pop sucrée » de Paul.

Ce n’est pas un album que je conseille puisque en général c’est assez banal. Ça s’adresse vraiment à ceux qui veulent avoir absolument tout ce à quoi les Beatles ont touché, ce qui n’est définitivement pas le cas de la majorité des gens. C’est assez dispensable comme achat puisque la seule pièce que j'ai jugé digne d'intérêt à part celles de Badfinger, en est une de Jackie Lomax, Sour Milk Sea, une composition de George Harrison qui avait été refusée précédemment par le Fab Four et sur laquelle Lomax est accompagnée par George lui-même, Paul et Ringo… (il ne manquait que John pour que les Beatles soient au complet).
Cote: 6 sur 10

Syd Barrett (An Introduction To...) - Présenté à l'émission Rock Classique du 5 novembre 2010


Syd Barrett
An Introduction to Syd Barrett
Rock psychédélique
Sortie: déjà disponible

Cette toute nouvelle compilation de pièces de Syd Barrett intitulée An Introduction to Syd Barrett fait vraiment pour la première fois tout le tour de sa courte carrière – c'est-à-dire en incluant certaines de ses chansons les plus remarquables qu’il a enregistré avec Pink Floyd, ainsi que – bien sûr – ses chansons en solo les plus incontournables. Évidemment ce n’est pas complet puisqu’il s’agit d’un album simple et déjà certains critiques se plaignent qu’il manque telle ou telle chanson. C’est sûr qu’il va en manquer parce qu’on ne parle pas ici d’une intrégrale.
Mais ce qui est surtout intéressant par rapport à cette compilation, c’est que David Gilmour lui-même a vu à superviser le projet et on a remixé certaines pièces qui se trouvent – à mon avis – tout à fait améliorées et réactualisées.

Je dois avouer que je n’ai jamais été un gros fan de Syd Barrett, j’ai toujours préféré de loin son remplaçant dans Pink Floyd, David Gilmour, mais cette nouvelle compilation m’a beaucoup plu et sonne absolument regénérée, leur donnant une nouvelle vie.
Cote: 9 sur 10

Murderdolls (Women and Children Last) - présenté à l'.émission Rock Classique du 29 octobre 2010


Murderdolls
Women and Children Last
Shock Rock
Sortie: déjà disponible

Murderdolls est un duo formé du batteur de Slipknot, Joey Jordison, qui joue ici de la guitare, ainsi que le chanteur Wednesday 13. À l’origine le groupe avait été formé par Joey Jordison et le guitariste de Static X, Tripp Elsen qui a quitté depuis. Murderdolls font un mélange de punk, de métal et de rap qu’on pourrait étiqueter de "punk métal d’horreur". Ça sonne comme un mélange de Motley Crue, Marilyn Manson, Slipkot et, surtout, Alice Cooper (c’est carrément évident au niveau de la voix). On détecte aussi un peu de Plasmatics dans leur musique, ce qui n'est pas surprenant vu que leur premier album était un hommage à Wendy O Williams et les Plasmatics puisqu’il s’intitule en effet Beyond the Valley of the Murderdolls, en référence au fameux disque Beyond the Valley of 1984 des Plasmatics.

Les Murderdolls ne sont pas tellement productifs puisque ce nouvel album est seulement leur deuxième et que le premier est sorti il y a déjà 8 ans. Je me rappelle l’avoir écouté à l’époque mais ça ne m’avais pas emballé plus que ça et, je dois dire que je ne suis pas plus enthousiaste que ça sur le nouveau qui, soit dit en passant n’est pas mauvais (il est même sympathique) mais ce n’est rien pour partir en courant pour aller l’acheter. Mais c’est plutôt amusant comme truc. On retrouve la participation de Mick Mars de Motley Crue sur 2 pièces de l’album: Blood Stained Valentine et Drug Me To Hell (titre tout à fait approprié à ce glauque individu...).
Cote: 6,5 sur 10

jeudi 28 octobre 2010

James Labrie (Static Impulse) - Présenté à l'émission Rock Classique du 22 octobre 2010


James Labrie
Static Impulse
Métal alternatif
Sortie: déjà disponible

Troisième album solo et premier en 5 ans pour le chanteur de Dream Theater, le canadien James Labrie. Un album très différent de ses précédents et à des années lumières de ce qu’il fait avec Dream Theater. On voit que Labrie trippe sévèrement sur ce que font les suédois de Dark Tranquility et In Flames puisque le nouveau disque de Labrie en est un de métal alternatif très intense dans la mouvance d’albums comme Re-route To Remains ou le dernier de In Flames (pas le In Flames des débuts et que j’aimais beaucoup du temps où ils faisaient du death métal mélodique, mais bien le In Flames alternatif qu’on connaît depuis 7 ou 8 ans). Labrie semble donc s’être "lâché lousse" dans l'alternatif extrêmement musclé et mélodique Ceux qui s’attendent à quelque chose de progressif vont être déboussolés et déçus parce que c’est vraiment une surprise cet album et ce virage musical.

Dès la première pièce on est pris par surprise puisque Labrie a fait appel à un de ses amis, Peter Wildoer de la formation Darkane qui vient grogner et hurler d’emblée. C’est vraiment surprenant – comme ça - de la part du chanteur d’un des groupes de métal progressif les plus influents au monde de faire appel à un « growler » et « screamer » comme Peter Wildoer. Je le répète, c'est vraiment un album tout à fait inattendu de la part du chanteur de Dream Theater, un groupe dont l’avenir est tout à fait incertain à cause du départ de leur batteur, Mike Portnoy (qui était un peu aussi le leader du groupe). En tout cas, James Labrie n’a pas peur de prendre des chances avec ce nouvel opus solo qui, sans être vraiment fantastique, est plutôt bon et vaut bien un 7 sur 10.

The Orb (Metallic Spheres) - Présenté à l'émission Rock Classique du 22 octobre 2010


The Orb with David Gilmour
Metallic Spheres
Électronique
Sortie: déjà disponible

The Orb est un groupe de musique électronique considéré comme les inventeurs du genre ambiant. Ils sont dirigés par Alex Paterson, un homme qui n’a jamais caché son amour et son admiration pour des artistes comme Brian Eno, Tangerine Dream et Pink Floyd. Il est appuyé notamment aussi par Youth, qui lui s’est fait connaître surtout initialement pour son travail avec Killing Joke et, plus tard pour son association avec Paul McCartney sous le nom de Fireman.
Ordinairement ce n’est absolument pas le genre de chose dont on parlerait à l'émission Rock Classique, sauf qu'ils viennent tout juste de sortir un nouvel album sur lequel on retrouve nul autre que le guitariste et chanteur de Pink Floyd, David Gilmour. Intitulé Metallic Spheres, ce disque contient deux longues pièces sur lesquelles Gilmour joue de la guitare et du lap steel, en plus de contenir des samplings de sa voix.

J’en parlais cette semaine avec le producteur de la station ici, Dany Janvier, un grand fan de Pink Floyd et tous les deux avons trouvé que David Gilmour apparait vraiment en forme et très décontracté sur cet album – on dirait qu’il est en vacance et qu’il est allé chez son ami Alex pour jammer et s’amuser (pour vous en convaincre vous n'avez qu'à aller voir les images qu'on retrouve sur Youtube). C’est évidemment très ambiant comme album– comme un « drone » dans le genre de ce qu’on retrouve au début de Shine on You Crazy Diamond. Ce n’est rien d’essentiel, c’est seulement la rencontre du rock progressif et de la musique électronique ambiante et c’est sympathique.

Cote: 7

Dimmu Borgir (Abrahadabra) - Présenté à l'émission Rock Classique du 14 octobre 2010


Dimmu Borgir
Abrahadabra
Black métal symphonique
Sortie: 12 octobre 2010

Ce tout nouvel album de la formation de black métal norvégienne Dimmu Borgir représente un des plus gros évènements de l’année dans le domaine du métal underground puisqu'on parle ici d'un des groupes les plus vénérés et détestés du genre – détesté notamment par les puristes de black métal puisqu’ils voient en eux des espèces de « vendus » intéressés uniquement à l’aspect financier du showbusiness, ce qui est plutôt ironique quand on sait qu’à leur sommet de popularité (si on peut dire…), l’album Death Cult Armageddon s’est vendu à un gros 150 000 exemplaires aux Etats-Unis, soit le double de leur dernier album studio, In Sorte Diaboli qui s'est écoulé à 75 000 exemplaires... on est loin des chiffres de vente de Lady Gaga! Je ne pense pas qu’on va jamais entendre du Dimmu sur les ondes de Énergie un jour – même pas dans 100 ans - alors ceux qui voient Dimmu comme un groupe commercial seraient mieux de repenser à leurs affaires...

D’autres amateurs de métal voient en Dimmu Borgir des musiciens audacieux qui n’ont jamais eu peur d’oser pour évoluer et qui ont grandement contribué à pousser plus loin le style black métal qui était à l’origine un genre extrêmement limité, borné et inintéressant. Ce qui fait qu'aujourd'hui « Black Metal » n’est plus uniquement synonyme de "rasoir et maringouins". En 2010, il y a des groupes de black très sophistiqués et brillants comme Enslaved, Moonsorrow et Borknagar pour n’en nommer que trois.

Dimmu Borgir est donc un groupe qui est très controversé et qui dérange. C’est aussi un groupe très instable puisque depuis leur dernier album studio, In Sorte Diaboli, qui date de plus de 3 ans, la moitié de la formation a quitté ou a carrément été virée. Ce qui fait qu’il ne reste que 3 membres à ce moment-ci dans Dimmu, c'est-à-dire le chanteur claviériste Shagrath et les guitaristes Silenoz et Galder. Ils ont travaillé ensemble pendant 11 mois avec un orchestre symphonique complet pour créer ce nouveau disque qui est intitulé Abrahadabra qui signifie « Je vais créer en parlant », une citation tirée d’un ouvrage du sataniste Aleister Crowley intitulé « Liber Al vel Legis » (The Book of the Law) qu’il a écrit en 1904 alors qu’il se trouvait au Caire (en Égypte).. Il s’agit du neuvième album studio de Dimmu si on inclus leur relecture de Stormblast qui est parue en 2005 et c’est un peu un retour aux sources avec un grand orchestre puisque le groupe n’avait pas utilisé d’orchestre classique depuis l’album Death Cult Armageddon – ils avaient utilisé uniquement des synthés pour le disque précédent, In Sorte Diaboli que j’avais bien aimé. Plus de cent musiciens classiques et choristes ont travaillé à ce nouvel opus de Dimmu. Ils reprennent donc là où ils en étaient pour Death Cult Armageddon avec un apport majeur symphonique.

J’ai bien aimé ce nouvel opus de Dimmu qui risque de passer une bonne partie de l’automne dans mon lecteur, un disque qui est tout à fait dans la veine des Puritanical Euphoric Misanthropia et Death Cult Armageddon. Ça devrait plaire à ceux qui ont apprécié ces deux albums – ceux qui sont restés accrochés au premier, For All Tid, vont continuer à détester. Du côté des points faibles de l’album, on a inclus en bonus le clip de la pièce Downfall et ils auraient vraiment dû laisser faire parce qu’ils ont vraiment l’air idiots dans leurs vidéos – qui font « grand guignol » – ils ne devraient pas perdre du temps à en faire et ils devraient mettre de côté leurs costumes ridicules qui me rappellent l’habit de volcan que Gene Simmons portait à l’époque de la tournée Dynasty (c’est vraiment une faute de goùt). Mais le disque vaut le détour et mérite un bon 8 sur 10.

Enslaved (Axioma Ethica Odini) - présenté à l'émission Rock Classique du 14 octobre 2010


Enslaved
Axioma Ethica Odini
Métal progressif extrême
Sortie: déjà disponible

Enslaved est une formation de métal progressif extrême que j’aime beaucoup et qui figure parmi mes groupes de métal extrême préférées avec Opeth et Emperor. Le groupe existe depuis 1991 et il tourne autour du chanteur et bassiste Grutle Kjellson et du guitariste Ivar Bjornson qui sont là depuis les débuts – ils ont formé le groupe alors qu’ils étaient encore de très jeunes adolescents puisque Grutle avait 17 ans et Ivar 13 ans. À leurs débuts ils faisaient un black métal absolument extrême, mais typique de la Norvège et ils se sont d’abord fait connaître en 1993 avec un « split CD » qu’ils partageaient avec Emperor intitulé Hordanes Land. Les premiers albums étaient dans cette veine , mais c’est avec le 3ième, l’excellent Eld, qu’ils ont commencé à se raffiner. Rendu au 5ième disque ils ont commencé à vraiment expérimenter mais c’est par la suite qu’ils ont eu le plus grand choc musical de leur vie, c'est-à-dire quand ils ont découvert King Crimson, Pink Floyd et les premiers Genesis que leur musique a complètement changée. Ils ont enregistré le disque Monumension sur lequel on retrouvait pour la première fois un mariage du métal extrême et du rock progressif. Cette symbiose s’est exacerbée par la suite et le groupe n’a pas cessé de progresser avec les albums suivants dont il faut souligner en particulier les excellents Isa de 2004 et Ruun de 2006.

Je l’ai déjà dit à l’émission, la meilleure façon de décrire Enslaved aujourd’hui, c’est comme si Pink Floyd avaient perdu complètement l’esprit en enregistrant Meddle et qu’ils avaient décidé de tout pousser à fond la caisse. Ça donne donc un mélange expérimental de métal extrême, de rock progressif et de psychédélisme dans une atmosphère très sombre. Le nouvel album est tout à fait dans cette mouvance et il est tout à fait excellent. Évidemment il faut aimer le genre – parce que ça reste tout de même trop extrême pour la plupart des gens. Mais pour les audacieux c’est une véritable jouissance pour les oreilles. Absolument brillant.
Cote: 9,5

Holy Grail (Crisis in Utopia) - présenté à l'émission Rock Classique du 14 octobre 2010


Holy Grail
Crisis in Utopia
Heavy métal traditionnel
Sortie: déjà disponible

Holy Grail est une toute nouvelle formation de métal traditionnelle qui nous vient de Los Angeles et qui existe depuis seulement 2 ans. Vous les avez peut-être vus en concert cette année à Québec ou à Montréal puisqu’ils faisaient notamment les premières parties des tournées de Amon Amarth au printemps dernier et de Exodus cet été. Si ce n'est pas le cas, sachez que vous aurez la chance de vous reprendre puisqu'ils assureront la première partie des concerts de Blind Guardian en novembre.

Holy Grail est un jeune quintet qui a pour influence des formations métal classiques comme Judas Priest, Iron Maiden, Armored Saint et Dio. À la tête du groupe on retrouve l’excellent chanteur James Paul Luna qui a, semble-t-il, une formation classique, ce qui ne me surprend guère puisqu'on a à faire à un stentor dans la lignée des Rob Halford et Sebastian Bach. Il est secondé par une paire de guitaristes virtuoses du nom de Eli Santana et James LaRue. Les trois hommes faisaient partie auparavant de la formation White Wizzard et ils ont quitté pour former Holy Grail. Ils sont appuyés par une section rythmique solide composée du batteur Tyler Mealh et le bassiste Blake Mount. Ils ont sorti un premier maxi à la fin de l’année 2009 intitulé Improper Burial et ils viennent de metre la touche finale à leur 1er album intitulé Crisis in Utopia et qui sort en magasin dans deux semaines, le 26 octobre.

Ce n’est rien de nouveau – on les a même qualifiés de « groupe rétro » dans certains médias - mais c’est du bon heavy métal de qualité et ça s’adresse à ceux qui aiment des groupes comme Armored Saint ou Saxon. Toutefois les riffs sont loin d’être mémorables et on ne peut pas dire que les mélodies sont très accrocheuses. Ce ne sont pas des compositeurs extraordinaires malheureusement Holy Grail. Il n’y a pas de pièces renversantes ou qui accroche vraiment. Comme premier album ce n’est définitivement un grand opus. On est loin du calibre du premier Armored Saint ou de celui de Metal Church. On est loin encore de ces très grands classiques mais ça vaut néanmoins le détour.
Cote: 6,5

dimanche 10 octobre 2010

Black Mountain (Wilderness Heart) - présenté à l'émission Rock Classique du 8 octobre 2010


Black Mountain
Wilderness Heart
(rock)
Sortie: déjà disponible

Black Mountain est un quintet originaire de Vancouver composé du guitariste et chanteur Stephen McBean, de la chanteuse Amber Webber, du bassiste Matthew Camirand, du claviériste Jeremy Schmidt et du batteur Joshua Wells. Ils font du hard rock psychédélique aux limites du genre stoner, avec des tendances folk et progressives. Ils en sont maintenant à leur 3ième album studio qu’ils ont intitulé Wilderness Heart et qui vient de paraître. J’avais beaucoup aimé leur précédent, In the Future, qui est paru en 2008 et qui avait été un de mes albums préférés de cette année-là. J’avais très hâte d’entendre le nouveau disque – encore plus quand j’ai lu certaines critiques méprisantes et snobs. Je n’ai pas du tout été déçu.

C’est du très bon rock grandement inspiré par ce qui se faisait de meilleur dans les années 70. Ils n’ont pas changé la recette et c’est exactement ce que j’espérais. Le nouveau disque est peut-être un peu plus porté sur le folk que le précédent – les chansons sont un peu plus courtes aussi – mais c’est vraiment bon. Le duo de voix de Amber Webber et Stephen McBean est absolument au point. Le disque est rempli de petits bijoux comme Buried By The Slues, The Hair Song, Let Spirits Ride, The Way To Gone et Radiant Hearts.

Ceux qui aiment les premiers Black Sabbath, Pink Floyd et les premiers Led Zeppelin des débuts jusqu’à l’album Physical Grafitti devraient apprécier cet album.
Le son d’orgue de la pièce Old Fangs rappelle beaucoup celui de Jon Lord de Deep Purple sur Woman From Tokyo de Deep Purple. On voit que c’est une autre des nombreuses et excellentes influences de Black Mountain. Wilderness Heart n’est peut-être pas aussi bon que In The Future (qui était une vraie merveille), mais c’est néanmoins un excellent disque qui vaut le détour. Un bon disque qui fait un bras d’honneur bien senti aux abonnés de « La saveur du mois » qui vont encore une fois lever le nez bien haut sur ce nouvel opus. Vraiment très bon et encourageant pour le rock canadien.
Cote: 8,5

John et Yoko (Stripped Down) - présenté à l'émission Rock Classique du 8 octobre 2010


John Lennon et Yoko Ono
Starting Over - Stripped Down
(soft rock)
Sortie : 5 octobre 2010

Voici donc une réédition dénudée du dernier album de John Lennon paru de son vivant, Starting Over qui est sorti en magasin cette semaine afin de souligner ce qui aurait été son 70ième anniversaire. Remix dépouillé d’effets de studio sur lequel on a retiré les couches de reverb, echo, early reflection, et overdubs qui le recouvraient. En faisant cela ça donne un disque infiniment plus intimiste et meilleur à mon avis que l’original. C’est exactement la même démarche que Paul McCartney avait prise pour son remix de l’album Let it Be qu’il avait intitulé Let It Be Naked qui est sorti il y plusieurs années. Dans le cas de Lennon c’est encore plus heureux – je trouve – comme résultat que Let It Be Naked parce que, s’il y a quelque chose qui me déplaisant sur Starting Over, c’est bien le son et les arrangements sirupeux dans lesquelles les chansons baignaient. On retrouve donc avec ce nouveau remix l’essence même des pièces – ça nous permet de les voir sous un nouveau jour et c’est à mon avis bien meilleur que les originales. Bien sûr ça reste du midtempo et c’est quelque chose qui ne plait pas à la plupart des amateurs de rock, mais c’est néanmoins une amélioration considérable comparativement à l’original. Cette version dénudée nous permet d’apprécier encore plus la voix fantastique et les grands talents de chanteur de John.

C’était un album moche Starting Over. Stripped Down est une grosse amélioration. Notez bien que c’est le producteur original Jack Douglas qui a travaillé sur ce remix à la demande de Yoko Ono qui a dû trouver que Paul McCartney avait vraiment eu une bonne idée il y a quelques années en sortant une version dénudée de Let It Be – elle a tout simplement demandé à Jack Douglas de faire la même chose avec Starting Over et le résultat n’en est que supérieur…
Par contre il n’y a pas d’amélioration pour les chansons de Yoko qui continuent à être complètement nulles…
Cote: 8

The Order of Chaos (The Order of Chaos) - présenté à l'émission Rock Classique du 1er octobre 2010


The Order of Chaos
The Order of Chaos
(power métal)
Sortie: déjà disponible

Une tout nouvelle formation de métal canadienne qui vient de sortir un premier album homonyme qui met en vedette une chanteuse, Amanda Kieman qui est tout à fait le sosie de l’actrice Laura Prepon qui interprète le personnage de Donna dans l’émission américaine That 70s Show. La voix d’Amanda est aussi l’élément le plus remarquable dans la musique de Order Of Chaos qui se décrivent eux-mêmes comme un groupe de thrash mais je trouve plutôt qu’ils sont aux limites du power métal. Le groupe est complété par deux guitaristes, un bassiste et un batteur. Ce n’est pas la fin du monde mais il s'agit d'un petit groupe intéressant - une bonne coche sur pas mal tout ce qui est sorti de métal au Canada à date cette année à l’exception de Striker. Ce n’est rien d’hallucinant, mais j’aime bien la voix de la chanteuse, même si on a eu recours pour sa voix à des gadgets électroniques qui me déplaisent personnellement souverainement. Malgré cela c’est un bon début pour cette jeune formation de l’Alberta qui vaut bien une cote de 6,5 sur 10.

Neil Young (Le Noise) - présenté à l'émission Rock Classique du 1er octobre 2010


Neil Young
Le Noise
(rock)
Sortie: le 28 septembre 2010

Le Noise ("le bruit") fait allusion au nom de famille français du producteur de cet album, le très renommé Daniel Lanois qui s’est fait connaître entre autres pour ses réalisations auprès de U2, Peter Gabriel et Bob Dylan. Je ne suis pas un fan de ce qu’il fait, en général je le trouve plutôt ennuyant et ce n’est pas ce nouvel album de Neil Young qui va changer ma perception. J’avais des appréhensions quand j’ai appris l’association entre Daniel Lanois et Neil Young et elles se sont malheureusement concrétisées.

Contrairement à la plupart des musiciens de sa génération Neil est très productif et il sort régulièrement des disques, ce qui est tout à fait à son honneur – il est encore pertinent et il a toujours des choses à dire et le goût de faire de la musique. Mais je commence à penser qu’il en fait probablement trop puisque ce tout nouvel album est loin d’être à classer parmi ses plus grandes réussites. Le premier extrait du disque, Walk With Me, que j’ai diffusé à l’émission il y a quelques semaines ne m’avait pas tellement impressionné. Eh bien malheureusement le reste ne m’a pas plu du tout non plus. Il s’agit d’un album très dépouillé sur lequel Neil s’accompagne seul à la guitare électrique. Il n’y a aucun autre instrument : pas de batterie, basse, piano… rien d’autre que la voix de Neil et sa guitare électrique (qui est remplacée par la guitare acoustique sur 2 pièces : c'est-à-dire Love and War et Peaceful Valley Boulevard). Personnellement je ne l’ai vraiment pas aimé – j’ai trouvé les mélodies tout à fait banales et le ton monotone et ennuyant. On est loin des disques que Neil a enregistrés avec le Crazy Horse.

Néanmoins, Le Noise a reçu d’excellentes critiques ailleurs et certains semblent l’avoir beaucoup apprécié. Tant mieux ! Mais personnellement je ne pense pas que je vais jamais le réécouter – c'est vraiment trop plate comme disque. C’est à mon avis un de ses pires en carrière. Comme cote je lui donne un gros 3 sur 10 et ça, c’est vraiment parce que c’est Neil Young…

Eric Clapton (Clapton) - présenté à l'émission Rock Classique du 1er octobre 2010


Eric Clapton
Clapton
(blues rock)
Sortie: 28 septembre 2010

Un album ironiquement homonyme, comme ça après 40 ans d'une carrière solo en dents de scie au cours de laquelle Clapton a trop souvent opté pour la pop au détriment du rock, ce qui est absolument surprenant de la part de ce puriste du blues à ses débuts (il a même quitté les Yardbirds dans les années 60 parce qu’ils les trouvait trop commerciaux). Par la suite, après les aventures de Cream, Blind Faith et Derek and the Dominoes il a souvent fait des trucs pop absolument indignes de son talent. J’ai souvent été déçu de Clapton quand je découvrais un de ses albums. Toutefois, j’ai bien apprécié les albums qu’il a sortis dans la dernière décennie avec BB King, Steve Winwood et JJ Cale. Néanmoins je ne m’attendais pas à grand-chose en écoutant ce nouvel opus. Évidemment, ce nouvel album n’est pas très « rock » non plus, mais en bout de ligne il n’est pas si mal. En fait je dirais que c’est un album qui peut figurer parmi ses meilleurs en solo. Il s'agit d'un album tantôt teinté de blues, de jazz et de country, pas trop pop ni R&B, même si ce sont des genres qu’il affectionne malheureusement.

Ce n’est vraiment pas un album rock, c’est plutôt un album de blues jazzy. Je n’ai pas détesté – mais je ne le recommande absolument pas aux amateurs de rock. Par contre les amateurs de blues pourraient fort bien l’apprécier.
Cote: 7,5

dimanche 26 septembre 2010

Death Angel (Relentless Retribution) - présenté à l'émission Rock Classique du 24 septembre 2010


Death Angel
Relentless Retribution
métal thrash
Sortie: déjà disponible

Death Angel fait partie de la seconde vague de groupes thrash de la Bay Area à l'instar de Forbidden, Heathen et Testament. Ils sont loin d’être le plus prolifique des groupes du genre puisqu’ils existent depuis 1982 et que depuis tout ce temps ils ont produit en tout seulement 6 albums studio, ce qui est vraiment peu et incroyablement maigre par rapport à un groupe comme Overkill qui, eux, en ont produit 15 depuis leur formation en 1980. Par contre, Death Angel peuvent se dire que tous leurs albums sont de grande qualité – du moins - si on en croit les critiques avertis qui les considèrent tous de qualité supérieure. Je ne les connais pas tous – ces albums - car j’avais cessé de m’intéresser à Death Angel après leur 2ième disque, Frolic Through The Park, qui date de 1988 et qui contenait leur fameuse pièce I’m Bored qui a connu un certain succès underground dans le monde du métal à l’époque.

Apparemment que j’ai vraiment manqué quelque chose, du moins si j’en crois les critiques et les articles que j’ai lu dernièrement par rapport à Death Angel. Il semble que malgré leurs sorties de disques sporadiques, ils ont toujours produit du matériel de qualité supérieure. En tout cas, c’est exactement ce qu’on retrouve sur leur nouvel album, une musique mélodique, très technique et brillante. Death Angel évoque beaucoup un autre groupe de San Francisco légendaire : Exodus, qui a assurément eu une très grande influence sur Death Angel. Toutefois, Relentless Retribution démontre qu’à ce moment-ci l’élève a dépassé le maître parce qu'il s'agit d'un bien meilleur album que le dernier Exodus qui est sorti au début de cet été, Exhibit B : The Human Condition, que je n’ai pas tellement aimé.

Le nouveau Death Angel n’est pas parfait, mais c’est vraiment un très bon album de thrash. On y retrouve des petites bijoux comme Death of the Meek, Truce, Claws in so Deep (rehaussée d'une très belle partition acoustique), Where They Lay et une balade originale et très réussie intitulée Volcanic.

Relentless Retribution n'est pas aussi bon que le dernier Overkill (Ironbound), mais il est tout aussi bon que le dernier Heathen et de loin très supérieur au dernier Exodus. J’ai vraiment bien aimé. Jevais les suivre de plus près à l'avenir...
Cote: 8,5

The Black Angels (Phosphene Dream) - présenté à l'émission Rock Classique du 24 septembre 2010)


The Black Angels
Phosphene Dream
rock psychédélique
Sortie: déjà disponible

Troisième album pour ce quintet originaire de Austin au Texas qui existe depuis 2004 et qui a pris l’inspiration de son nom d’une chanson des Velvet Underground intitulée The Black Angel’s Death Song tiré du premier disque homonyme du Velvet paru en 1967. Les Black Angels ont été très influencés par un autre groupe originaire de Austin, les légendaires 13th Floor Elevators (qui sont en fait), le premier groupe de rock psychédélique reconnu de l'histoire, arrivés avec un son révolutionnaire au milieu des années 60. The Black Angels perpétuent dans cette même mouvance mais en y injectant une dose de modernisme.

Malgré leur propension aux délires musicaux et les ambiances hallucinogènes, The Black Angels sont très "tight" et sérieux et ils créent des atmosphères sombres et angoissantes par moment. C’est tout à fait digne d’intérêt pour les amateurs de renouveau en matière de rock psychédélique.
Cote: 7

samedi 18 septembre 2010

Robert Plant (Band of Joy) - présenté à l'émission Rock Classique du 17 septembre 2010


Robert Plant
Band of Joy
country rock
Sortie: 14 septembre 2010

Band Of Joy est le nom du groupe dont Plant faisait partie juste avant de se joindre à Jimi Page pour former le légendaire quatuor Led Zeppelin dont il est une des figures de proue et auquel on continue de l’associer constamment malgré le fait que le fameux dirigeable britannique est disparu cet automne il y a 30 ans . Poutant il a tout fait pour se distancier de ce groupe légendaire et sa carrière solo est assez bien remplie. Son premier album paru en 1982, Pictures of Eleven, était intéressant mais les suivants étaient à mon avis assez ordinaires. Par contre, les derniers qu’il a produit dans les années 2000 : Dreamland, Mighty Rearranger et Raising Sand

Donc, ce nouvel album solo de Plant, Band Of Joy, est dans la même mouvance que les derniers opus qu’il a sorti depuis l’an 2000. Il s’agit d’une espèce de country rock ambiant, très calme. Il y reprend un paquet de chansons traditionnelles du répertoire folk, blues et gospel qui représentent les racines musicales de Plant, ainsi que des pièces obscures de Richard et Linda Thompson et Los Lobos entre autres.

Comme je l’ai dit précédemment, le titre Band Of Joy évoque le passé – le groupe pré-Led Zeppelin de Plant dont à peu près aucun enregistrement n’existe à part quelque rares démos semble-t-il (et que je n’ai jamais personnellement entendu). On ne sait donc pas si ce disque représente vraiment le genre de musique que Band Of Joy proposait – un groupe dont faisait partie aussi John Bonham le batteur de Led Zep. Mais c’est bien sûr un clin d’œil aux débuts de Plant, à ses racines americana et folk, et à l’esprit hippie qui l’a toujours animé toute sa vie. J’ai bien aimé ce nouvel album de Robert Plant – idéal pour méditer au coin du feu cet automne.
avec Alisson Krauss étaient vraiment très bons. Évidemment, ceux qui continuent à s’attendre à ce que Plant revienne à ce qu’il faisait avec Led Zep vont continuer à être déçus de ce nouvel album, mais ils vont passer le reste de leur vie à être déçus parce que le "Golden God" n’a absolument pas l’intention de refaire du hard rock et je pense qu’il a été clair là-dessus après le concert de Londres en 2007 (quand le temps est venu de répéter et de se préparer pour le fameux concert à l’aréna 02 de Londres, Plant avait précisément stipulé à Jimi Page et John Paul Jones qu’il était hors de question de jouer les pièces les plus heavy du répertoire de Led Zeppelin et qu’il voulait se tenir loin de tout ce qui avait apparence de métal – en fait Plant est tout à fait horrifié par ce que fait John Paul Jones de nos jours avec Them Crooked Vultures – il a assisté à un concert d’eux dernièrement et il en est ressorti éberlué... ça vous donne une idée de son état d’esprit – il n’est pas très « rock » en vieillissant Plant contrairement à son ami John…). Sachant tout cela, j’avais exprimé mon scepticisme à l’époque quand les médias ont évoqué une possible tournée et un retour de Led Zep. Le temps a prouvé que j’avais raison, Plant a enterré Led Zep pour de bon et il est passé à autre chose et c’est parfait comme ça parce que la seule chose qu’une tournée de Led Zep aurait fait c’est de décevoir tout le monde.
Cote: 8

Bachman and Turner (Bachman and Turner) - présenté à l'émission Rock Classique du 17 septembre 2010)


Bachman and Turner
Bachman and Turner
hard rock
Sortie: déjà disponible

Si Robert Plant semble avoir définitivement fait une croix sur le hard rock, ce n'est pas le cas des canadiens Bachman & Turner qui sont de retour avec un tout nouvel album homonyme très rock et qui, à ma grande surprise, n’est pas ringard - mais même – très bon.

BTO est en plein le genre de groupe que méprisent les gens branchés sur la saveur du mois et qui horripile l’intelligentsia journalistique depuis les années 1970, mais qui plaît beaucoup à la classe ouvrière à laquelle ils s’adressent. On dit d’ailleurs de BTO qu’ils font du rock pour cols bleus. Avec ce nouvel opus ils vont continuer à s'attirer le fiel des premiers et ont toutes les chances de plaire aux seconds. Ce nouveau disque c’est celui qu’ils auraient dû enregistrer en 1977 au lieu de Freeways parce qu’il s’agit en fait d’un des meilleurs qu’ils ont créés ensemble. Les parties vocales notamment nous montrent le duo dans une forme resplendissante. Excellente trame sonore pour bricoler dans le garage en dégustant un six pack par un beau samedi après-midi.
Cote: 8

Accept (Blood of the Nations) - présenté à l'émission Rock Classique du 17 septembre 2010)


Accept
Blood of the Nations
heavy métal
Sortie : déjà disponible

Des revenants que j’étais personnellement très content de retrouver car ça faisait longtemps qu’ils n’avaient rien fait et qu’ils étaient sombré dans l’oubli. En fait, depuis l’album Predator de 1996 et une petite tournée européenne en 2005. Là ils sont de retour en force mais sans leur fameux chanteur Udo Dirkschneider qui a malheureusement décliné l’offre de rejoindre ses anciens compères puisque sa carrière solo marche assez bien depuis une vingtaine d’années. Mais le reste de la formation classique est là: les guitaristes Wolf Hoffman et Herman Frank, ainsi que le bassiste Peter Baltes qui sont allés chercher le chanteur de la formation TT Quick, Mark Tornillo, qui s’avère être un excellent choix pour remplacer Udo.
Blood of the Nations est dans la lignée des meilleurs album de Accept. Ce n’est pas un classique comme Restless and Wild, Balls To The Wall ou Metal Heart, mais c’est un bon album de retour, très heavy et costaud. Du heavy métal européen, très mélodique et musclé avec des chœurs et des chants très virils. J'ai bien aimé en général, mais il faut dire qu'il y a aussi des trucs plus ordinaire sur ce disque comme la très franchement plate Kill The Pain que j’ai trouvée très pénible. Néanmoins j'ai très apprécié. Un bon retour...
Cote: 7,5

Kataklysm (Heaven's Venom) - présenté à l'émission Rock Classique du 17 septembre 2010)


Kataklysm
Heaven's Venom
Death métal
Sortie: déjà disponible

Je ne suis vraiment pas un fan de Kataklysm. Je trouve leur musique assez ordinaire et souvent sans saveur. Mais on retrouve tout de même des bonnes choses sur la plupart de leurs albums. J’avais assez aimé In The Arms of Devastation à l'époque. Leur dernier, Heaven’s Venom m’est apparu bien meilleur que leur précédent, Prevail, dont la pochette était bien plus intéressante à mon avis que le contenu musical. Heaven's Venom est donc définitivement à classer parmi leurs meilleures réalisations des dernières années.
Cote: 7

Amorphis (Forging the Land of Thousand Lakes) - présenté à l'émission Rock Classique du 17 septembre 2010


Amorphis
Forging in the Land of Thousand Lakes
métal mélodique à tendances progressives
Sortie: déjà disponible

Amorphis ont débuté comme un groupe de death/doom progressif,pour se transformer au fil des ans en un groupe de métal/modern rock à tendances mélodiques. C’est un des rares groupes à avoir réussi cette transition de façon tout à fait brillante. Il s’agit d’un sextuor composé de deux guitaristes qui sont là depuis les débuts, d’un bassiste, claviériste et batteur qui sont là depuis une dizaine d’années. Mais c’est surtout leur actuel chanteur qui s’avère l’élément le plus remarquable du groupe, Tomi Joutsen, qui est là depuis 2005 et qui a rehaussé les derniers albums et les prestations scéniques de brillante façon.

Évidemment, comme il s’agit ici d’un album en spectacle, ça s’adresse avant tout aux fans du groupe. Mais c’est aussi en même temps un excellent moyen pour les profanes de s’initier à la musique de ce groupe finlandais et à ses différentes couleurs musicales puisqu’on pourrait dire que ça fait office de « Best Of Amorphis ». Comme il s'agit d'un un groupe que j’aime vraiment beaucoup, c’est donc dire que personnellement j’ai réellement apprécié cet album auquel je décerne un 8,5 sur 10. Aves ses 2 DVDs en concert ainsi que ses 2 CDs, on peut dire qu'il s'agit là d'un bon achat...
Cote: 8,5

Tristania (Rubicon) - présenté à l'émission Rock Classique du 17 septembre 2010


Tristania
Rubidon
métal gothique
Sortie: déjà disponible

Certains jugent que Tristania sont sur le déclin depuis l’album Beyond The Veil, leur chef-d'oeuvre de 1999, ce qui n’est pas du tout mon avis puisque j’avais bien aimé – entre autres - le précédent, Illuminations qui est sorti il y a 3 ans. Entretemps la formation du groupe a changée totalement de bout en bout puisque, outre le claviériste Elnar Moen et le guitariste leader Anders Hidle, tout le reste des musiciens du groupe a quitté. On retrouve donc de nouveaux vocalistes dont la soprano Mariangela Demurtas qui fait excellente figure sur ce nouvel opus et qui figure même sur la pochette en gros plan (toute une première!).

Ce n’est pas l’album de l’année. En fait il est plutôt inégal et il y a des pièces qu’on pourrait carrément qualifier de plates. Mais on est loin du désastre et Tristania s’en tire tout de même avec un honnête 6,5 sur 10. Ce n’est pas si mal…
Cote: 6,5

samedi 11 septembre 2010

Blind Guardian (At The Edge of Time) - présenté à l'émission Rock Classique du 10 septembre 2010


Blind Guardian
At the Edge of Time
(power métal symphonique)
Sortie: déjà disponible

Neuvième album studio pour ce groupe originaire de Krefeld dans le nord de l’Allemagne et qui existe depuis 1986. Ce ne sont pas des jeunesses Blind Guardian. Ce sont des vétérans des comptent des albums incontournables du genre comme Nightfall in Middle Earth, Imaginations from The Other Side et A Night At The Opera qui sont des classiques du genre. Le groupe met surtout en vedette le chanteur Hansi Küsch qui fait partie aussi de Demons & Wizards. Les autres membres du groupe officiels sont les guitaristes André Olbrich et Marcus Siepen qui sont là depuis les débuts et, le p’tit nouveau, le batteur Frederik Ehmke qui est là depuis 2005.
Ils travaillent aussi en studio et sur scène avec le bassiste Olivier Holzwarth et le claviériste Michael Schüren, mais ces deux-là ne font pas partie officiellement du groupe même s’ils travaillent avec eux depuis 1997 – ce qui est quand même appréciable...

Je l’ai dit à plusieurs reprises, je ne suis pas tellement amateur de power métal, mais ma blonde – elle – l’est, ce qui fait que je connais assez bien la discographie de Blind Guardian. Assez pour pouvoir les apprécier et me rendre compte que Blind Guardian est un des grands groupes du genre – un des meilleurs et des plus intéressants. Il y des groupes que je suis personnellement absolument incapables de supporter comme Angra (surtout), Hammerfall, Rhapsody Of Fire, Helloween, Gamma Ray et Edguy/Avantasia, en particulier à cause du style de chant affecté et solennel qui me déplaît au plus haut point, ce qui n’est pas le cas de Blind Guardian qui me font plutôt penser à Queen de par leurs chœurs opératiques, ambitieux et sophistiqués qui font grandiose, mais sans faire trop Nana Mouskouri... Ce qui fait que, en général, j’arrive fort bien à apprécier Blind Guardian alors que la plupart des groupes du même genre me rebutent profondément.

Mais, ce qui est vraiment encore plus surprenant, c’est que j’ai vraiment bien aimé ce tout nouvel album At The Edge Of Time que j’ai trouvé réellement très bon. C’est un disque très varié qui intègre le folklore européen, la musique classique et le rock progressif (l’intégration des instruments et des parties classiques en particulier est tout à fait réussie). Des pièces comme Sacred Worlds et Wheel Of Time sur laquelle on retrouve des éléments de musique orientale sont tout à fait réjouissantes. C’est très mélodique bien sûr, mais on y retrouve aussi des éléments de thrash qui viennent donner du punch à certaines pièces.
Cote : 8 sur 10

The Sword (Warp Riders) - présenté à l'émission Rock Classique du 3 septembre 2010


Thw Sword
Warped Riders
(stoner / doom)
Sortie: déjà disponible

Il ne faut absolument pas confondre The Sword avec la formation québécoise de heavy métal traditionnelle Sword qui a fait carrière dans les années ’80 et qui a laissé sa marque au Québec avec deux bons disques qu’ils ont enregistrés en 1986 et 1988, c'est-à-dire Metallized et SweetDreams, qui sont ressortis en CD il y a une douzaine d’années. The Sword est un quatuor texan qui existe depuis 2003 et qui fait dans le stoner et le métal doom. Ils ont enregistré trois albums studio depuis. Leur premier disque, Age Of Winters de 2006, ne m’avait pas tellement impressionné, mais leur nouveau m’a bien plu. Il s’agit d’un album concept qui raconte les aventures d’un paria du nom de Ereth the Archer qui a été banni sur une planète éloignée du nom de Acheron sur laquelle il est confronté aux forces du mal… Malgré ce synopsis pas tellement emballant, il s'agit d'un très bon album. The Sword, avec son stoner avec thématique spatiale rappelle un peu le style d’une autre formation américaine, Monster Magnet, mais en pas mal moins psychédélique. The Sword, eux, affichent des tendances au thrash et au speed métal mélangé à des sonorités typiquement « années ’70 ». Le seul point faible dans tout ça c’est la voix du chanteur J.D. Cronise qui est assez ordinaire et drabe. Ils ont des talents de compositeurs indéniables et des aptitudes mélodiques certaines. C’est un bon disque pour ceux qui aiment des trucs comme Bison B.C., Grand Magus, ou High On Fire.
Cote: 8/10

Iron Maiden (The Final Frontier) - présenté à l'émission Rock Classique du 27 août 2010


Iron Maiden
The Final Frontier
(heavy métal progressif)
Sortie: déjà disponible

Un autre disque qui s’est vu porté aux nues dans la presse spécialisée et qui a soulevé l’enthousiasme des critiques de rock et de métal. Le groupe a rendu disponible gratuitement à ses fans une des pièces de l’album en juin dernier à partir du site web officiel du groupe, El Dorado, qui est très bonne et que le groupe a interprété en concert lors de leur passage au Québec en juillet. Les attentes étaient donc assez élevées par rapport à ce nouvel opus, leur premier depuis A Matter Of Life and Death qui date de 4 ans puisqu’il est sorti en 2006 et qui avait été assez apprécié en général même si, personnellement, j’avais préféré les deux disques précédents, Brave New World et Dance Of Death qui étaient plus accrocheurs à mon avis. The Final Frontier est dans la mouvance de Matter Of Life And Death mais, c’est évident dès la première écoute, on sent que Iron Maiden ont tenté de se réinventer avec ce nouveau disque. On a de la difficulté à croire que c’est le nouveau Iron Maiden quand on écoute la pièce titre qui ouvre le disque tellement on a à faire à quelque chose de différent. Cependant, par la suite ça se place et on reconnaît le Iron Maiden de la mouvance des années 2000.

Encore une fois je suis infiniment plus réservé que les critiques de la presse spécialisée qui ont porté ce nouveau Maiden aux nues. Ce n’est pas mauvais mais je suis convaincu qu’il y a bien du monde qui vont être déçus. Personnellement je trouve que El Dorado est la pièce la plus accrocheuse du disque. Le reste l’est un peu moins. En fait, ça risque d’être la seule pièce mémorable de The Final Frontier, à part la longue When the Wild Wind Blows qui clôture le disque et qui est une véritable réussite. On ne retrouve pas de pièces qui vont passer l’épreuve du temps comme Fear of the Dark, ou des Hallowed Be Thy Names. Ce n’est pas un mauvais album, il est de très loin supérieur à des disques comme The X Factor ou No Prayer For The Dying, mais c’est le plus difficile des quatre albums que le groupe a enregistré depuis le retour de Bruce Dickinson et Adrian Smith en l’an 2000. Même après plusieurs écoutes je n’en suis même pas sûr. Ça fait deux semaines que je l’entends et il n’y a même pas une seule pièce qui m’est resté dans la tête à date. C’est tout dire…
Cote: 7,5