dimanche 4 décembre 2011

White Wizard (Flying Tigers) - Pré.senté à l'émission Rock Classique le 25 décembre 2011


White Wizard
Flying Tigers
Heavy metal
Sortie: déjà disponible

White Wizzard font partie du mouvement de renouveau dans le heavy métal mélodique traditionnel. Ce n’est pas mauvais mais dans le genre il y a de bien meilleurs groupes comme entre autres Holy Grail qui font la même chose mais qui sont supérieurs bien supérieurs à White Wizard – d’ailleurs les membres de Holy Grail étaient les membres originaux de White Wizzard mais ils ont quitté avant l’enregistrement du premier album de White Wizzard, Over the Top. Ce deuxième opus de ces californiens est définitivement pour les amateurs de métal traditionnel et « old school ». Ça sonne comme si ça avait été écrit en 1983, mais je dois dire que ce n’est pas un des meilleurs albums du genre que j’ai entendus. Ils reprennent exactement ce qui se faisait en Angleterre il y a 30 ans mais avec pas mal moins de talent que leurs aînés. White Wizzard n’est pas le meilleur de ces nouveaux groupes "rétro" mais c’est un des plus connus. Toutefois ils ne cassent rien et, chose à prendre en considération, il ne faut pas oublier que la prolifération de ce genre de groupe a grandement contribué à l’essoufflement et à l’effondrement du mouvement métal à la fin des années 80. qui a fini par causer une « écoeuratïte aïgüe » qui a eu raison du mouvement initial.
Cote: 6,5

Scythia ...Of Exile - Présenté à l'émission Rock Classique du 25 novembre 2011


Scythia
...Of Exile
Métal épique
Sortie : déjà disponible

Ce deuxième disque des canadiens Scythia est purement et simplement essentiel pour les amateurs de métal épique. Absloument excellent!
Cote : 8,5 sur 10

Leprous (Bilateral) - Présenté à l'émission Rock Classique du 25 novembre 2011


Leprous
Bilateral
Métal progressif
Sortie: déjà disponible

Un groupe de métal progressif qui tire ses influence autant de de Pink Floyd et King Crimson que de Tool, Mr. Bungle ou Opeth. C’est un album qui s’est attiré des critiques dithyrambiques dans la presse spécialisée. J'ai bien aimé.
Cote: 7 sur 10

White Willow (Terminal Twilight) - Présenté à l'émission Rock classique du 25 novembre 2011



White Willow
Terminal Twilight
Rock progressif
Sortie: déjà disponible

Dernièrement la formation de rock progressif norvégienne ont sorti leur sixième album en carrière et leur premier en 5 ans, intitulé Terminal Twilight. White Willow mélangent la pop orchestrale au jazz rock avec les elements de musique électronique. Leur influences font de de 10CC aux Beach Boys, en passant par Steely Dan, King Crimson, Magma, Weather Report, Nick Drake et Joni Mitchell. En plus des claviers analogues comme le mellotron, la musique de White Willow est dominée par la flûte et les guitares.
Le leader de la formation, le guitariste Jacob Holm-Lupo, a quelque chose en commun avec moi puisque lui aussi s’est lassé du rock progressif dans les dernières années et il a même laissé tomber le genre après l’album Signal To Noise de 2006. Il a formé un autre projet musical qui n’avait à peu près rien à voir avec le progressif et dans lequel il s’est lancé pendant quelques années. Mais tranquillement il a repris le goût au prog et il a recontacté la chanteuse original du groupe, Sylvia Erichsen, avec laquelle il a travaillé sur un nouvel album qui vient de sortir il y a quelques semaines, Terminal Twilight, qui est, selon certains connaisseurs, leur meilleur depuis Sacrament de 2000.

Ce n'est pas le meilleur album de rock progressif que j’ai entendu cette année, mais c’est un bon disque dans le genre. C’est très calme et paisible – et extrêmement bien fait pour les amateurs de belles orchestrations. À l'émission j'ai duffusé les pièces Red Leaves et Hawks Circle the Mountain qui ouvre le disque. Un album tout en douceur et très planant. Ça vaut le détour.
Cote: 7 sur 10

The Rolling Stones (Some Girls : Live in Texas ‘78) - Présenté à l'émission Rock Classique du 25 novembre 2011


The Rolling Stones
Some Girls : Live in Texas ‘78
Rock
Sortie: déjà disponible

Some Girls : Live in Texas ‘78 est un film en concert inédit qui, tel que son titre l'indique, a été tourné à Fort Worth au Texas en 1978 au cours de la tournée légendaire Some Girls pendant laquelle les Stones avaient soigneusement évité les frontières du Canada à cause des déboires de Keith Richards avec la justice canadienne pour ses problèmes de drogues. Some Girls était un peu l’album de la renaissance pour les Stones puisque le groupe s’était un peu égaré avec les derniers albums et – surtout – après le très médiocre Black and Blue. Some Girls était un très bon disque des Stones, très inspiré et vivant. Dans l’entrevue récente avec Mick Jagger qu’on retrouve en bonus sur le coffret DVD, ce dernier nous explique que cette période était selon lui très intéressante musicalement puisque c’était l’explosion du punk rock, en plus des premiers balbutiements du rock et que ça l’avait personnellement beaucoup inspiré. Ils ont même tâté du disco qui, pourtant, était le style de musique le plus infect de l’époque, mais ils ont réussi le tour de force de créer une des rares excellentes pièces associé à ce mouvement des plus grotesques. Les Stones expérimentaient avec des choses absolument nouvelles à l’époque et ça a donné un de leurs bons disques des années 70.

Côté concert – ce n’est pas long qu’on constate que les Stones sont tout à fait à leur meilleur. Keith Richards est quasiment aussi flamboyant qu’il l’était pendant la tournée Exile on Main Street de 1972. Son jeu de guitare et sa performance avec Ron Wood sont tout à fait excellentes. Par contre l’image de ce "Some Girls Live" est loin d’être en "haute définition" – c’est loin d’être limpide - mais c’est fort acceptable en tant que document d’époque. Je le répète, les Stones sont dans une forme splendide, bien meilleure que sur la tournée précédente dont on va tiré le film "Les Stones aux Abattoirs" et sur lequel ils avaient l’air à moitié morts, surtout Keith. Ce n’est pas le cas avec Some Girls, ils sont en pleine possession de leurs moyens. C’était une bonne période pour les Stones – un bon document d’époque qui nous montre Mick en mode disco – ça vaut la peine de voir le film juste pour voir à quel point il est mal habillé – ça en est risible…
Cote : 8,5

The Green Hour Band (Reality Blues) - Présenté à l'émission Rock Classique du 25 novembre 2011


The Green Hour Band
Reality Blues
Rock psychédélique
Sortie: déjà disponible

Reality Blues est le 2ième album du trio Vancouverois The Green Hour Band. J’avais bien aimé aussi le premier disque homonyme paru il y a quelques années puisqu'ils font un rock très influencé par le psychédélisme des années 60, un peu dans la mouvance de Black Mountain et des Black Angels. Ils vivent à Vancouver mais ils sont originaires semble-t-il de Londres en Angleterre. Ils font une musique planante mais accessible, bizzaroïde mais intoxicante. Alors que leurs amis de Black Mountain frocottent avec le rock progressif, le Green Hour Band reste dans le domaine du psychédélique et de la « British Invasion ».

Ils proposent un rock vivant mais quelque peu bruyant, noyé dans le fuzz et les effets larsen. Tout ça avec une bonne dose d’orgue virevoltant. Ça évoque un peu la musique des Moves, de Soft Machine des débuts, des Yardbirds, des Animals, de Tomorrow et le Pink Floyd de Syd Barrett. C’est quand même très vivant et coloré.
Cote : 7 sur 10

The Forbidden Dimension (The Golden Age of Lasers) - Présenté à l'émission Rock Classique du 25 novembre 2011


The Forbidden Dimension
The Golden Age of Lasers
Horror Rock
Sortie: déjà disponible

The Forbidden Dimension est une formation de Calgary qui existe depuis la fin des années 1980. Depuis leurs débuts ils ont sorti 3 albums studio et plusieurs maxis et 45 tours. Ils font du hard rock assez mélodique et tout à fait imprégné d’éléments empruntés aux films d’horreur classiques et à la littérature fantastique du milieu du 20ième siècle avec des titre comme Where’s My Wolves (qui parle de loups-garous bien sûr), Chokin’s On A Heartache, ou Tor Johnson’s Mask (qui fait référence à un des acteurs fétiches de Ed Wood). D’ailleurs leurs penchants macabres deviennent tout à fait évidents quand on apprend qu’ils sont dirigés par le chanteur, claviériste et guitariste Jackson Phibes, appuyé par un bassiste et un guitariste qui portent les noms de H.P. Lovesauce et P.T. Bonham (dont on dit qu’il est responsable des volcans...).
Leur influences vont du punk old school, au rock de garage des années 60, le métal des années 70, le rockabilly, la culture beatnick, les bandes dessinées EC, les films noirs et les gens dérangés. Ils disent que leur passe-temps c’est de faire peur aux petits enfants et aux personnes âgées.

Leur nouvel album s’intitule The Golden Age of Lasers et il est tout à fait excellent. C’est dans la mouvance des Damned, mais beaucoup plus rock et hard rock. On y retrouve des sonorités « années 60 » avec l’orgue Farfisa entre autres, mais aussi des guitares autrement plus décapantes de ce qui se faisait à l’époque. J’ai bien aimé cet album fort sympathique et humorisitique qui vaut un bon 8 sur 10. C’est très réjouissant…

Krisiun (The Great Execution) - Présenté à l'émission Rock Classique du 4 novembre 2011


Krisiun
The Great Execution
Death metal
Sortie: déjà disponible

Krisiun est un trio de virtuoses brésiliens extrêmement précis qui est capable de concocter des riffs et des motifs très accrocheurs. Je les suis depuis des années et leur précédent opus, Southern Storm m'avait particulièrement beaucoup plu. Ils sont de retour cette fois-ci avec probablement leur meilleur album en carrière, The Great Execution, avec lequel ils nous surprennent avec des choses inattendues (comme une partie flamenco sur la pièce qui ouvre le disque, The Will To Potency). On y retrouve de vértiables petits bijoux comme Blood of Lions et The Sword of Orion. Un incontournable pour les amateurs de métal extrême.
Cote: 8,5 sur 10

Megadeth (Thirt3en) - présenté à l'émission Rock Classique du 4 novembre 2011


Megadeth
Thirt3en
Metal thrash
Sortie: déjà disponible

Thirteenth est le premier album que Megadeth ont enregistré depuis le retour de leur bassiste emblématique, Dave Ellefson qui est rentré au bercail il y a 2 ou 3 ans. Un nouvel album, oui, mais constitué toutefois de certaines pièces déjà connues des gros fans du groupe. On y retrouve par exemple les morceaux Black Swan, Sudden Death et Never qui étaient disponible auparavant sur des maxis semble-t-il. Mais pour les gens en général, c’est quelque chose de tout à fait nouveau. Honnêtement c’est une collection de morceaux que j’ai trouvé – personnellement – bien ordinaire et tout à fait dispensable. Ce n'est pas un bon album...
Cote : 6 sur 10

Riot (Immortal Soul) - présenté à l'émission Rock Classique du 4 novembre 2011


Riot
Immortal Soul
Heavy metal
Sortie: 6 décembre

Ce groupe de vétérans à été formé par le guitariste Mark Reale au milieu des années 70 et il est le seul membre du groupe qui en fait encore partie aujourd’hui. Riot a réalisé de véritables perles dans ses premières années, comme les albums Narita, Fire Down Under et Restless Breed. Ils auraient dû devenir immense, mais ils se sont plantés et cela pour de très nombreuses raisons. Ils ont d’abord toujours été très instables et ils ont perdu leur premier chanteur, Guy Speranza, un homme avec une voix exceptionnelle au moment où ça commençait à lever pour eux en Amérique du nord (après des tournées triomphales en première partie de AC/DC et Molly Hatchet et – surtout - après la sortie de leur chef-d’œuvre, l’album Fire Down Under de 1981). Le groupe ne s’est jamais vraiment remis du départ de Speranza. Les membres de Riot ont tout de même eu la chance incroyable de recruter un excellent successeur à Speranza, le chanteur Rhett Forester avec qui ils ont enregistré le très bon disque Restless Breed de 1982. Jusque-là ça allait encore bien pour eux et on pourrait dire que le groupe était en pleine émergence sur la scène métal qui était elle-même en pleine ébullition. Malheureusement, au moment où ils se devaient de frapper un grand coup ils ont sorti en 1984 un album tout à fait médiocre intitulé Born in America qui a carrément rachevé le groupe qui s’est séparé par la suite. Quelques années plus tard Mark Reale a reformé le groupe avec de nouveaux musiciens et ils ont sorti un très bon disque en 1988 intitulé Thundersteel à saveur plus « speed métal » qui est allé leur chercher de nouveaux fans en présentant un métal plus musclé et intense et ils ont récidivé en 1990 avec l'album The Privilege of Power et qui était dans la même veine et d'une qualité égale.

Je dois dire que par la suite je ne les ai pas suivis et ils ont sorti sporadiquement des albums que je n’ai jamais entendus. Ils ont poursuivi avec différents musiciens dans différentes incarnations. La formation de l’époque de Privilege of Power s’est toutefois reformée en 2008 et ils viennent de sortir le 14ième album studio de Riot intitulé Immortal Soul. Je dois dire qu'ils n’ont pas tellement changé musicalement depuis Privilege of Power, continuant à faire du heavy métal - chose que plusieurs appellent bizarrement de nos jours du power métal. C’est très « old school » et c’est très bon pour les amateurs de « true metal », mais ce n’est cependant pas un album vraiment égal et ça s’essouffle dans la dernière partie – ce ne sont vraiment pas toutes les pièces qui sont bonnes, mais c’est vraiment plaisant de voir qu’ils sont encore là 35 ans plus tard. Le chanteur Tony Moore est vraiment impressionnant sur le disque – il va chercher des notes assez surprenantes. Ça vaut bien un bon 7,5 sur 10.

The Beach Boys (Smile) - présenté à l'émission Rock Classique du 4 novembre 2011)


The Beach Boys
Smile
Pop rock psychédélique
Sortie: déjà disponible

Cet automne a eu lieu la sortie d’un album légendaire et absolument mythique de l’histoire du Rock qui a mis près de 45 ans avant de voir le jour, Smile des Beach Boys. Un véritable chef-d'oeuvre rehaussé d'arrangements absoluments divins. Un incontournable... Avec Simon Fitzbay nous en avons fait une description absolument complète lors de l'émission du 4 novembre que je vous conseille fortement d'aller entendre à l'adresse suivante : http://www.archive.org/details/RockClassique4Novembre2011.
Cote: 9

Black Tusk (Set the Dial) - Présenté à l'émission Rock Classique du 21 octobre 2011


Black Tusk
Set the Dial
Métal sludge et stoner
Sortie : déjà disponible

Black Tusk est un trio de métal sludge orignaire de Savannah en Géorgie, une espèce de ville phare en la matière puisqu’il s'agit du berceau des formations Baroness et Kylesa. Toutefois, contrairement à ces deux dernières, Black Tusk n’a pas de prédilection ou de penchants pour le rock psychédélique et progressif. Black Tusk est beaucoup plus cru et direct dans son métal sludge et stoner. Comme on l’a mentionné dans une récente chronique du magazine français Rock Hard, Black Tusk se concentrent sur l’agression pure et quasiment punk dans l’attitude. Un album digne d’intérêt pour les amateurs de sludge et de rock lourd. Ça vaut un 6,5 sur 10 même si, personnellement, je préfère ce que font Baroness ou High on Fire dans le même genre. Black Tusk n’est pas mauvais mais il y a mieux je trouve…

jeudi 27 octobre 2011

Iced Earth (Dystopia) - Présenté à l'émission Rock Classique du 21 octobre 2011


Iced Eath
Dystopia
Power Metal
Sortie: 18 octobre 2011

Premier album de ce quintet de vétérans de la Floride avec le nouveau chanteur, Stu Block, qui est originaire du Canada et qui faisait partie auparavant du groupe de métal progressif Into Eternity. Stu Block a remplacé le chanteur emblématique de Iced Earth, Matt Barlow, qui est reparti une fois de plus (il fait figure de yo-yo Matt Barlow – il part, il revient, il repart… il a l’air pas mal clown!). Reste à savoir de quoi Stu Block a l’air sur scène (en tout cas il ne peut pas avoir l’air plus insignifiant que Matt Barlow qui à mon avis avait à peu près autant de charisme sur scène que son pied de micro).

Pour ceux qui ne les connaissent pas, Iced Earth est un des leaders du mouvement power métal. Un quintet qui est dirigé par une main de fer, celle du guitariste Jon Schaeffer. Ils existent depuis 1985 et ils ont plusieurs albums classiques du genre à leur tableau comme The Dark Saga, Burnt Offerings et Something Wicked This Way Comes. Ils ont comme influences des groupes comme Judas Priest, Iron Maiden et Kiss. Ils sont de retour avec ce dixième album studio en carrière intitulé Dystopia est leur dixième disque studio et, encore une fois il s'agit d'un album concept qui décrit un monde futuriste de cauchemar à la George Orwell. Il semble bien que l’arrivée du nouveau chanteur ait revitalisée Iced Earth puisqu’ils s'agit de leur premier très bon disque depuis des lustres. C’est sûr qu’il a le défaut de tous les autres albums de Iced Earth et on y retrouve les inévitables ballades (quoique cette fois-ci il n'y en a que deux). Mais on y retrouve vraiment de bonnes choses pour les amateurs de power métal comme la pièce titre et Dark City que j'ai vraiment beaucoup aimée.
Cote : 7,5

Hammers of Misfortune (17th Street) - Présenté à l'émission Rock Classique du 21 octobre 2011


Hammers of Misfortune
17th Street
Métal progressif
Sortie: déjà disponible

Hammers of Misfortune est un groupe complètement éclaté que j’ai présenté précédemment à l’émission. Ils font du métal progressif très peu traditionnel. Ils mélangent en effet le métal anglais de la NWBHM au thrash, au doom et à la musique folk. Ils ne sonnent absolument comme personne et c’est plutôt original mais, évidemment, ce n’est pas pour tout le monde. Ce n’est pas non plus un groupe très stable puisque, outre le guitariste et leader John Cobbett, il y a plusieurs musiciens qui sont passés dans le groupe au fil des ans. Ils ont d’ailleurs un nouveau chanteur et une nouvelle guitariste qui sont arrivés l’année dernière, respectivement Joe Hutton et Leila Abdul-Rauf. Tous les albums de Hammers of Misfortune sont des albums concept et le dernier ne fait pas exception, En effet, 17th Street, leur cinquième en carrière, parle de perte, de rupture et de fin de relations. C’est dinc parfois très lourd. Ce n’est malheureusement pas le meilleur disque de Hammers of Misfortune. Je préfère encore The Locust Years qui était plus égal car, en effet il y a des pièces que j’ai trouvées vraiment très plates comme Summer Tears et Grey Wednesday que j'ai trouvées plutôt pénibles. C’est malheureusement un album très moyen auquel je ne donnerais pas plus de 6 sur 10. Dommage…
Cote : 6

Rival Sons (Pressure & Time) - Présenté à l'émission Rock Classique du 21 octobre 2011


Rival Sons
Pressure & Time
Hard Rock
Sortie: déjà disponible

Rival Sons sont originaires de la Californie et, ce qui est surprenant, c’est qu’ils font du rock tout à fait traditionnel bien qu'ils soient signés sur l’étiquette de disques Earache qui est spécialisée dans le métal extrême (aved des artistes comme Annihilator, At The Gates, Boltthrower, Carcass, Cathedral, Decapitated, Entombed, Evile, Morbid Angel et Napalm Death... tous des noms pas très reposants). Mais Rival Sons n’est pas du tout comme ça. En fait il s’agit d’un quatuor composé du chanteur Jay Buchanan (qui sonne un peu par moment comme Robert Plant mais qui a une gueule à la Jim Morrison), le guitariste Scott Holiday (qui est complètement fasciné par la british invasion et les groupes anglais de la fin des années 60), le bassiste Robin Everhart (qui – lui - est un amateur de motown et de Paul McCartney entre autres) et le batteur Mike Mikey (qui lui est un fanatique de jazz). Ils font un hard rock fortement bluesy qui rappelle un peu par moment ce que faisaient Led Zeppelin et les premiers groupes de hard rock des années 70, ainsi que les Black Crowes et les récents groupes qui se sont mis au rock avec succès dans les dernières années comme Wolfmother et Pride Tiger. Mais surtout Rival Sons nous font penser aux Black Keys et aux White Stripes - mais les White Stripes et les Black Keys en un groupe complet (pas juste la guitare et la batterie). La voix de Jay Buchanan nous fait aussi beaucoup penser à celle de Jack White.

C’est donc un groupe très près des racines à l’instar du duo de jack et Meg White. Ils ont sorti un album auto-produit intitulé Before the Fire et un maxi qui leur ont permis de se faire remarquer par l’étiquette de disques. Pressure and Time est donc leur premier vrai album officiel sur une vraie étiquette de disques. Le prestigieux magazine anglais Classic Rock les a encensés et les a acclamés comme les sauveurs du rock américain, ce qui ne veut pas dire grand-chose quand on pense que ça fait depuis 1958 que des gens annoncent sa mort – on est pas mal habitués à tout ça en tant qu’amateurs de rock. Le disque est rempli de brûlots: Get Mine, Young Love (qui sonne vraiment « British Invasion » de la fin des années ’60 - un mélange de Jimi Page période Yardbirds, Dave Edmunds et Eric Burdon des Animals, tout ça roulés en un), All Over the Road et Burn down Los Angels. Un bon disque rock rempli de fougue pour ce jeune groupe qui est définitivement à surveiller.
Cote : 8

Uriah Heep (Live in Armenia) - Présenté à l'émission Rock Classique du 14 octobre 2011


Uriah Heep
Live in Armenia
Hard rock à tendances progressives
Sortie: déjà disponible

Uriah Heep est le groupe le plus actif de sa génération et un des rares encore en activité. Ça fait longtemps que les Black Sabbath et Led Zeppelin sont séparés et Deep Purple ne sortent pas souvent d’albums. Ce n’est pas le cas de Uriah Heep qui n’ont jamais cessé leurs activités et qui ont sorti deux très bons disques studio dans les 3 dernières années qui ont comblé leurs fans. au printemps ils ont sorti un des meilleurs albums de hard rock de 2011, l’excellent Into The Wild. Et là ils récidivent en sortant cet album double qui a été enregistré en Armébie il y a deux ans devant un public très enthousiaste. Ce qui est intéressant avec cet album c’est que le groupe interprète des chansons tirées de leur précédent opus, Wake The Sleeper de 2009, et non pas uniquement leurs classiques et gros canons. D’ailleurs ils ouvrent avec l’instrumentale Wake The Sleeper qui démarre sur les chapeaux de roues. En fait pour un groupe aussi vénérable dont les membres sont majoritairement dans la soixantaine, ils donnent une performance assez incroyable et d’une énergie peu commune. Surtout le guitariste Mick Box et le chanteur Bernie Shaw qui est dans une forme vocale stupéfiante.
Cote : 8

Enslaved (Thorn) - Présenté à l'émission Rock Classique du 7 octobre 2011


Enslaved
Thorn
Black Metal
Sortie: déjà disponible

Enslaved vient de faire paraître exclusivement sur vinyle 7 pouces ce single intitulé Thorn et qui a été tiré à seulement 1000 exemplaires. C’est donc quelque chose qui va s’avérer très rare dans les années à venir. On y retrouve deux pièces dans la mouvance de ce que les borvégiens faisaient dans les années 90, c'est à dire du black métal très cru, sur une production volontairement minimaliste et qui rappelle les premiers albums du quintet - et un peu Burzum de par l’atmosphère. Ce n’est pas pour ceux qui apprécient les derniers albums de Enslaved puisqu'il s'agit plutôt d'une espèce de retour à leurs racines
Cote: 7,5

Revocation
Chaos of Forms
Technical death & thrash
Sortie: déjà disponible

Cette formation américaine de Boston en avait impressionné plus d’un l’année dernière lors de leur passage au Trois-Rivières Metal Fest 2010. Un véritable groupe de virtuoeses qui apportent des touches jazzy à leur métal extrême et qui fait preuve de pas mal d'orginalité dans leur musique. Leur nouvel opus est absolument excellent et je le recommande chaudement aux amateurs de métal extrême intelligent.
Cote: 8,5

Evile (Five Serpent's Teeth) - Présenté à l'émission Rock Classique du 7 octobre 2011


Evile
Five Serpent's Teeth
thrash metal
Sortie: déjà disponible

Les Anglais de Evile, à l'instar de Warbringer, sont eux aussi loin d’être aussi talentueux que leurs aînés de Exodus ou Overkill dont ils suivent les traces, mais contrairement à Warbringer ils ont sorti quelques albums de thrash intéressants auparavant. Ils en sont eux aussi à leur 3ième disque avec ce Five Serpent’s Teeth que j’ai bien aimé mais qui ne va pas changer le cours de l'histoire...
Cote: 7,5

Warbringer
Worlds Torn Asunder
thrash metal
Sortie: déjà disponible

Je l’ai dit à plusieurs reprises, je trouve que Warbringer est un groupe qu’on doit voir en spectacle parce que c’est véritablement un groupe de scène et ils ont vraiment beaucoup de difficulté à transcender leur énergie "live" sur album car jusqu’à maintenant ils ne nous ont pas tellement impressionnés par leurs efforts studio. Et ce n’est pas Worlds Torn Asunder qui va changer quoi que ce soit, même s'il s'agit vraiment à mon avis de leur meilleur album à date. Je l’ai trouvé plus accrocheur que leurs deux premiers, mais on est encore très loin des derniers opus que Anthrax et Machine Head viennent de sortir.
Cote: 7

Charred Wall of the Damned (Cold Winds on Timeless Days) - Présenté à l'émission Rock Classique du 7 octobre


Charred Wall of the Damned
Cold Winds on Timeless Days
Power métal assez extrême
Sortie: déjà disponible

Charred Wall of the Damned est ce qu’on appelle un « supergroup » dans les cercles du métal puisqu’il s’agit d’une formation qui réunit d’anciens membres de Iced Earth et Death avec le chanteur Tim Owens, celui qu’on a connu avec Judas Priest puisqu'il a remplacé Rob Halford pendant plusieurs années. Ils ont sorti un premier album qui s’est fait remarquer l’année dernière et que je n'avais pas du tout aimé et ils viennent tout juste de faire paraître leur second intitulé Cold Winds On Timeless Days que j’ai trouvé encore une fois très moyen et très dispensable. La seule pièce que j’ai apprécié un peu en fait est Zerospan que j'ai diffusé lors de l'émission du 7 octobre.
Cote : 5

Cinderella (Caught in the Act) - Présenté à l'émission Rock Classique du 7 octobre 2011


Cinderella
Caught in the Act
Hair Metal
Sortie: déjà disponible

Cinderella était à mon humble avis était de loin un des meilleurs groupes du mouvement hair metal de la fin des années 1980. Ils étaient de bien meilleurs musiciens que les Poison, Faster Pussycat, Tesla, L.A. Guns et Warrant qui régnaient à l’époque. Le chanteur et guitariste Tom Keifer avait un jeu de guitare autrement plus inspiré et intéressant que les autres "gratteux de guitare" qui pullulaient et il avait une culture musicale beaucoup plus étendue que ses pairs - son goût pour le blues le différenciait des autres et rapprochait plus Cinderella d’un groupe comme les Black Crowes, AC/DC ou Aerosmith que de clowns à la Winger ou Poison. L’étiquette Hair Metal qu’on leur avait apposée avait été plus inspirée à mon avis par leur apparence physique que par leur musique qui était fortement inspirée par le blues. J'ai trouvé ce nouveau disque en spectacle de Cinderella plutôt agréable et digne d'intérêt pour les amateurs du genre.
Cote: 7

Girlschool (Hit and Run Revisited) - Présenté à l'émission Rock Classique du 7 octobre 2011


Girlschool
Hit and Run Revisited
Heavy Metal tradtionnel
Sortie: déjà disponible

Girlschool ont réenregistré leur disque Hit and Run de 1981. Depuis quelques années on a vu des artistes qui ont, à l'instar de Girlschool, ont réenregistré certains de leurs albums classiques. On pense à Exodus avec leur album Bonded By Blood qu'ils ont rebaptisé Let There Be Blood ou à Twisted Sister qui ont refait Stay Hungry. Pourquoi est-ce qu’ils font ça? Honnêtement ça m’échappe. J’ai de la difficulté avec cette façon de faire qui parfois peut être de retaper et remettre à neuf un disque – pour que ça sonne plus et que ça décape tout simplement plus dans les hauts parleurs. Ou encore – et plus platement – c’est souvent parce que le groupe a perdu les droits d’auteur sur les enregistrements d’origine et que de les réenregistrer va ainsi leur permettre de faire un peu d’argent pour se renflouer plutôt que de continuer à enrichir les comptables ou les patrons de compagnies de disques, ce qui en soit est aussi compréhensible et beaucoup plus normal. Je dois avouer que ça sonne autrement plus que le disque original et que c’est plutôt réussi – à part la pièce Yeah Right que j’ai trouvé pas mal moins bonne que la première. Je vais sûrement faire jouer plusieurs extraits de ce disque à l'émission cet automne car je l’ai bien aimé.
Cote : 7

Tokyo Blade (Thousand Men Strong) - Diffusé à l'émission Rock Classique du 7 octobre 2011


Tokyo Blade
Thousand Men Strong
Heavy Metal
Sortie: déjà disponible

On les croyait disparus depuis des lustres. En effet, la plupart des gens avaient oublié ce quintet anglais qui a fait sensation en Europe dans les années 80. À l’époque on les voyait comme les nouveaux héritiers de Iron Maiden - même qu’à un certain moment donné en France Tokyo Blade dépassaient Maiden en popularité (!!!). Bien sûr ça na pas fait long feu et aujourd’hui seuls s'en rappellent les grands connaisseurs de métal. Tokyo Blade viennent de sortir ce disque intitulé Thousand Men Strong qui, sans être mauvais, ne va pas non plus les sortir de l’anonymat ni leur créer de nouveaux fans.
Cote: 7

Pain of Salvation (Road Salt 2) - Diffusé à l'émission Rock Classique du 7 octobre 2011


Pain of Salvation
Road Salt 2
Rock progressif?
Sortie: déjà disponible

Un autre disque qui m’a un peu déçu mais qui, comparativement à celui de 3, a l’air quasiment bon, c’est celui des suédois Pain of Salvation. Ils m’ont souvent déçu dans les dernières années et je dois dire que je ne m’attendais plus à grand-chose d’eux. D’autant plus que ce nouvel album, Road Salt Two, est la suite de Road Salt que je n’avais pas tellement aimé. Cette suite est cependant meilleure que ce à quoi je m’attendais. Un peu à l’instar de leurs compatriotes Opeth, Pain of Salvation sont des fanatiques de rock et de progressif des années 1970 et c’est ce vers quoi ils tendent depuis leur précédent album – ils sont passé du métal progressif de leurs débuts à un métal progressif plus accessible pour devenir dans les dernières années tout simplement un groupe de rock des années 70, quoique assez éclectique. Ce n’est pas mauvais, mais disons qu’ils n’ont définitivement pas le talent de Opeth.
Cote: 6

3 (The Ghost You Gave To Me) - diffusé à l'émission Rock Classique du 7 octobre 2011


3
The Ghost You Gave To Me
Rock progressif?
Sortie: déja disponible

J'ai trouvé ce nouvel album de 3 complètement raté et nul. Un truc tout à fait commercial et c’est dommage parce que c’est un groupe que je considérait comme très prometteur il y a quelques années – très original. Ce n’est plus le cas maintenant et ce nouveau disque, The Ghost You Gave To Me, est franchement mauvais et ne mérite absolument pas d’être diffusé à l'émission. Je le déconseille fortement.
Cote: 5

dimanche 2 octobre 2011

Machine Head (Unto The Locust) - Présenté à l'émission Rock Classique du 30 septembre 2011


Machine Head
Unto The Locust
Métal à tendances thrash et groove
Sortie: 27 septembre 2011

Voilà un très bon album dans la mouvance thrash et métal groove. Machine Head se sont repris en main dans les dernières années après leur incursion regrettable dans le rapcore (certains diront le mallcore) de la fin des années 1990 avec le minable album Burning Red, chose absolument inperceptible aujourd’hui (et il faut croire que le public métal leur a pardonné ce faux pas majeur qui a soulevé l’ire des amateur de métal de bon goût à l'époque). Avec Unto The Locust, Machine Head poursuit dans la même veine que sur le disque précédent, The Blackening, qui avait été excellent et qui nous les montrait à leur meilleur, en délivrant avec force et grande énergie un métal comme Megadeth, Exodus ou Testament le font depuis toujours, ou comme Metallica le faisait à ses débuts. C’est très heavy mais curieusement très accessible dans le genre. J'ai adoré, particulièrement la pièce Locust, I Am Hell et Who We Are.
Cote: 9

Chickenfoot (3) - Présenté à l'émission Rock Classique du 30 septembre 2011


Chickenfoot
3
Hard Rock
Sortie: 27 septembre 2011

Un autre disque dans la même veine de celui de Sebastian Bach et qui est paru cette semaine c’est celui du supergroupe Chickenfoot, leur deuxième en carrière et qu’ils ont curieusement intitulé 3. Il est sorti en magasin dans une pochette en 3 dimensions... je ne sais pas pour vous mais personnellement je commence à être sérieusement fatigué de l’effet 3D "cheapo". Quand on aura trouvé une technologie définitive et ultime on verra, mais en attendant ce qu’on nous propose est vraiment souvent médiocre (particulièrement au cinéma, surtout que le coup de la pochette 3D a déjà été fait à quelques reprises dans l'Histoire du rock, notamment par Grand Funk Railroad dans les années 1970 et VoiVod dans les années 1990. Mais, passons...

Chickenfoot c’est le groupe de quatre gros noms du rock, c'est-à-dire le chanteur Sammy Hagar, son ami l’ancien bassiste de Van Halen Michael Anthony, le batteur Chad Smith des Red Hot Chili Peppers et, surtout, le guitariste virtuose Joe Satriani. Leur premier album homonyme a remporté un succès très surprenant il y a deux ans – un bon album de party rock que j’avais bien aimé. Celui-ce est conçu de la même façon, c'est-à-dire des gros riffs de guitare bien gras, des mélodies infectueuses, des belles harmonies vocales et absolument rien de cérébral. Tout ça joué par quatre vieux routiers, de véritables professionnels qui totalisent bien un siècle et quart d’expérience à leur quatre. Exactement le genre de trucs pour rendre malade les snobs branchés.
Cote: 7

Sebastian Bach (Kicking and Screaming) - Présenté à l'émission Rock Classique du 27 septembre 2011


Sebastian Bach
Kicking and Screaming
Hard Rock
Sortie: 27 septembre 2011

On pourra dire ce qu’on voudra de lui, qu’on le traite de « has been », de fendant, d’idiot ou de n’importe quoi, Sebastian Bach est un excellent chanteur qui a une voix d’une puissance peu commune. Son précédent album solo, Angel Down, avait surtout attiré l’attention à cause de la participation de son ami Axl Rose qu’il avait réussi à sortir de sa retraite. Sebastian Bach avait aussi travaillé avec des gros noms de l’industrie pour son disque, dont entre autres le compositeur Desmond Child et le guitariste Roy Z et il avait créé un disque très lourd et heavy métal dans le genre avec ces grosses pointures. Ce n’est pas le cas cette fois-ci pour son quatrième album solo qui, tout en étant très bon, est beaucoup plus modeste. D’abord il a décidé de travailler avec des jeunes musiciens absolument inconnus et ça a donné un disque un peu moins percutant que le précédent, mais avec de bons riffs et des bonnes pièces. Il y a évidemment et malheureusement des ballades, mais rien d’exagéré, quoi que dans le cas des ballades, 2 ou 3c’est toujours... 2 ou 3 de trop. Rien de vraiment exceptionnel ce Kicking and Screaming mais c'est un bon disque pour les amateurs de hair metal et de hard rock de la part de ce chanteur exceptionnel.
Cote: 7

Mastodon (The Hunter) - Présenté à l'émission Rock Classique du 30 septembre 2011


Mastodon
The Hunter
Rock moderne à tendances progressives
Sortie: 27 septembre 2011

Voilà un album que je n'avais pas apprécié à sa sortie et auquel j'avais fait un accueil tiède lors de l'émission Rock Classique du 30 septembre. Cette semaine-là je l'avais comparé à deux autres albums sortis en même temps et qui m'avaient particulièrement enthousiasmé, soit Grace For Drowning de Steven Wilson et Unto the Locust de Machine Head. J'avais trouvé ce nouveau Mastodon bien drape à côté de ces deux chefs-d'oeuvres (je l'avais aussi comparé au dernier Opeth qui est absolument surprenant). Toutefois, après plusieurs écoutes je dois dire que ma réaction initiale était sans aucun doute trop sévère et dans les dernières semaines j'ai appris à apprécier ce nouvel opus de ce quatuor d’Atlanta. Bien que moins fantastique à mon avis que leur album précédent, Crack The Skye de 2009, qui était un véritable petit bijou de métal progressif moderne avec des touches industrielles saupoudrées de relents des années 70, The Hunter s'avère rempli de mélodies et de riffs accrocheurs dans un registre toutefois beaucoup moins métal que ses prédécesseurs. Au final The Hunter s'est avéré un "grower" que j'ai fini par beaucoup apprécier après lui avoir donné - heureusement - une seconde chance, chose qu'il méritait amplement vu ses nombreuses qualités qui en font un des bons disque de Mastodon et carrément un des incontournables de cet automne.
Cote : 8

Steven Wilson (Grace For Drowning) - Présenté à l'émission Rock Classique du 30 septembre 2011


Steven Wilson
Grace For Drowning
Rock progressif
Sortie: 27 septembre 2011

Grace For Drowning est le 2ième disque solo du leader de Porcupine Tree et Blackfield, Steven Wilson, un album double présenté dans une très belle pochette orangée énigmatique. Il y a deux ans quand on a sorti le dernier disque de Porcupine Tree, The Incident, j’avais mentionné à l'émission que je trouvais que Steven produisait trop et que ça commençait à mon avis à avoir un effet pervers sur la qualité de sa musique puisque je n’avais pas tellement aimé cet opus et que ça augurait mal pour l’avenir. Eh bien j’avais tout à fait tort et Steve l’a prouvé à ses nombreux fans en sortant deux pures merveilles cette année, soit le 3ième disque homonyme de Blackfield au printemps dernier et celui-ci, Grace for Drowning, qui est vraiment excellent.

Un très bel album double très mélodique, inspiré et atmosphérique sur lequel on note la très forte influence de King Crimson par moments – Steven Wilson a été appellé en tant que producteur à travailler sur les rééditions de King Crimson dans les dernières années et on voit que ça a eu un effet sur lui puisqu’on retrouve des passages très « King Crimsoniens » sur son deuxième effort solo, très sombre et dissonant par moments, surtout sur le deuxième disque et la longue Raider Two. Lors de l'émission du 30 septembre j’ai choisi de diffuser 3 pièces très représentatives du disque: la très belle instrumentale Belle de jour, ainsi que les deux longues Sectarian et Remainder The Black Dog sur lesquelles les auditeurs on pu se rendre compte de ces tendances « à la Robert Fripp ». C’est un album très jazzy aussi.

Il est vraiment très bon ce nouvel effort et il va beaucoup plaire j’en suis convaincu aux amateurs de rock progressif et aux fans de Porcupine Tree surtout. Il est bien meilleur à mon avis que le premier album solo qu'il a fait paraître il y a 2 ans, Insurgentes. Ceux qui ont aimé le nouveau Opeth aussi (Heritage) devraient aimer ce nouveau disque, d'autant plus que Steven est aussi le producteur de ce dernier. C’est génial et à écouter à répétition!
Cote: 9,5

samedi 24 septembre 2011

Opeth (Heritage) - Présenté à l'émission Rock Classique du 23 septembre 2011


Opeth
Heritage
Rock Progressif
Sortie: 20 septembre 2011

Formation vénérée par certains, carrément détestée et méprisée par d’autres, Opeth était à ses débuts un quatuor de death métal extrême qui s’est métamorphosé en quintet en cours de route jusqu’à devenir un groupe de métal progressif parmi les plus respectés du genre dans les dernières années. Leur public a pris de plus en plus d’ampleur depuis ce que beaucoup considèrent comme leur chef-d’œuvre, l’album Blackwater Park de 2001.

Ce n’est pas un secret pour personne, un peu à l’instar de Lee Dorrian de Cathedral, le leader de Opeth, Mike Akerfeldt, est un très grand amateur et connaisseur de rock et de progressif du début des années 70 et – évidemment – sa musique s’en ressent. On l’a vu dès Blackwater Park mais c’est devenu tout à fait évident avec la sortie de l’album Damnation en 2003 qui était un album de rock progressif pur que Mike avait présenté à l’époque comme un disque "expérimental". Ça n’a pas plu à tout le monde et celui-ci, Heritage, va surprendre et assurément il ne plaira pas à plusieurs. C’est que Opeth ont définitivement abandonné leur côté métal. Mike Akerfeld n’a pas dit qu’il n’y reviendrait jamais mais, pour le moment, Opeth ont mis de côté cette facette et ils sont très heureux de ce choix. Fini donc les « blast beats », la voix death – le growl, Mike chante maintenant avec sa très belle voix à la David Gilmour et la musique est vraiment dominée par les claviers « vintage »: le moog, le mellotron et le Fender Rhodes, chose d’autant plus étonnante vu la défection de leur claviériste Per Wiberg qui a quitté au printemps après les enregistrements de l’album, ce qui est dommage parce que j’ai toujours trouvé son jeu excellent et de bon goût (il avait aussi une très bonne présence sur scène). La séparations s'est faite de façon un peu acrimonieuse, ce qui est d'autant plus dommage ( sur la pochette on le dépeint comme un fruit pourri qui tombe d'un arbre...).

On est vraiment dans le rock progressif ici avec Heritage et même, c'est souvent plus près du folk que du rock... Ce 10ième opus studio des suédois se rapproche plus de Caravan, King Crimson et de Jethro Tull que du groupe qui a sorti Orchid en 1995. En l'écoutant certains passage m'ont aussi rappellé les premiers albums de Rainbow.

J'ai beaucoup aimé la très belle Marrow of the Earth et la douce instrumentale qui donne son titre au disque, ainsi que les morceaux I Feel The Dark, Lines In My Hand et Slither. Ce qu'il faut savoir, c’est que Heritage est un opus très difficile d’accès et qui ne va pas faire l’affaire des amateurs de métal qui appréciaient le côté plus méchant de Opeth mais à ça Mike Akerfelt répond : "les vieux albums sont toujours là pour eux". C'est vraiment très courageux de sa part et tout à fait admirable. Pour ceux qui n’ont pas aimé la pièce The Devil’s Orchard sortie en single en août, dites-vous bien que c’est la plus accessible du lot et celle qui se rapproche le plus de ce que Opeth faisait auparavant. Moi je l’ai bien aimé ce disque mais c’est loin d’être mon préféré. Je lui donne pas plus que 8 sur 10.

Rockpile (Live In Montreux 1980) - Présenté à l'émission Rock Classique du 23 septembre 2011


Rockpile
Live At Montreux 1980
Pub Rock
Sortie: déjà disponible

Rockpile était le groupe de deux passionnés de rock ‘n’ roll traditionnel « pur », c'est-à-dire Dave Edmunds et Nick Lowe, respectivement guitariste et bassiste en plus d’être tout les deux chanteurs. Ils mélangeaient le rockabilly à des éléments country et pop. À cause de considérations contractuelles Rockpile n’ont pas été capables d’enregistrer sous le nom de leur groupe, mais il ont tout de même sorti des disques en tant qu’albums solo, soit de Nick Lowe, ou de Dave Edmunds, ce qui fait que Rockpile en tant qu’entité bel et bien identifiée ont fait un seul album studio qui est paru en 1980 intitulé Seconds of Pleasure. toutefois il faut préciser que Rockpile ont tourné beaucoup en Angleterre à la fin des années 1970 – ils ont donné beaucoup de spectacles - et ils se sont fait une réputation de groupe fantastique en concert, ce qui a suscité de très grandes attentes de la part du public et des critiques par rapport à leur premier disque qui en a malheureusement déçu plusieurs à cause de ses sonorités très légères, alors que le groupe était très cru et intense en concert.

Ce qui nous amène à ce disque en spectacle tout à fait unique et qui vient tout juste de paraître, Live At Montreux, enregistré en 1980 mais que l’étiquette de disques Eagle Rock vient tout juste de sortir pour la première fois 31 ans plus tard. Document unique puisque Rockpile s’est séparé peu de temps après la sortie de leur seul et unique album studio et tout juste après avoir donné ce concert à Montreux en Suisse – séparation très acrimonieuse d’ailleurs de ce quatuor qui était associé à la new wave à l'époque et qui me sonne pas entièrement rock ‘n’ roll comme leurs racines l'auraient laissé croire. Même si Rockpile était sur le point d’imploser au moment du concert de Montreux, on ne sent pas de tension entre les musiciens. Le groupe est très « tight » et très rock, sauf sur quelques pièces à saveur un peu plus pop comme Girls Talk, Teacher Teacher et So It Goes, mais ça reste quand même bon et acceptable. C’est assez intéressant pour ceux qui se demandent ce qui se faisait de bon dans le rock à la fin des années 70, début 80. Ça vaut un bon 7 sur 10.

Canned Heat Live At Montreux 1973 - Présenté à l'émission Rock Classique du 23 septembre 2011


Canned Heat
Live At Montreux 1973
Blues Rock
Sortie: déjà disponible

L’étiquette de disques Eagle Rock vient de sortir et qui constitué de matériel inédit que Canned Heat a enregistré lors d’un concert qu’ils ont donné à Montreux en Suisse en 1973 intitulé tout simplement Live At Monterrey 1973. Canned Heat, véritable groupe de puristes du blues qui existe toujours mais qui ont été vraiment à leur sommet artistique à la fin des années 1960, mais ils ont eu le grand malheur de perdre un très gros morceau quand leur chanteur et guitariste Alan Wilson est décédé en 1970. Ils ont néanmoins poursuivi avec encore plein de brio avec l'autre chanteur du groupe, Bob Hite, surnommé The Bear qui brille tout à fait sur cet album de matériel inédit dont on se demande bien pourquoi leur étiquette de disques a attendu quasiment 40 ans avant de le sortir. On y retrouve entre autres deux versions en concert de deux de leurs plus gros canons, c'est-à-dire Let’s Work Together et, surtout, On the Road Again.

Très bon album pour les amateurs de blues rock. Ça donne un très bon aperçu du savoir faire de Canned Heat en spectacle. Ça vaut un 7,5 sur 10.

samedi 17 septembre 2011

Anthrax (Worship Music) - Présenté à l’émission Rock Classique du 16 septembre 2011


Anthrax
Worship Music
Métal thrash
Sortie: 13 septembre 2011

C’est drôle parce qu'avant d'écouter les trois disques que je devais critiquer cette semaine, c’est vraiment celui de Alice que j’avais le plus envie d’entendre. En fait, j’irai même plus loin en disant que je n’étais pas du tout emballé d’entendre ni le Dream Theater, ni le Anthrax parce que ce dernier groupe a eu l’air pas mal fou depuis une dizaine d’années et ils en ont déçu plus d'un. Charlie Benante et Scott Ian ont congédié tout le monde dans le quintet à un moment ou un autre avant de les réengager, tout en passant d’un chanteur à l’autre, avant de ramener définitivement Joey Belladonna. En fait, la situation de Anthrax était tellement ridicule à un moment donné que pendant qu’ils enregistraient leur disque avec un inconnu du nom de Dan Nelson, ils donnaient des spectacles avec John Bush de Armored Saint (une des plus belles voix du métal qu'il avaient pourtant congédié de façon cavalière quelques années auparavant), avant de se décider de tout effacer ce que Nelson avait fait pour le disque avant de tout réenregistrer avec Joey Belladonna cettee fois-là. Ça ne fait donc pas très sérieux et ce n’est rien pour bâtir un quelconque engouement pour une sortie d’album.

Donc, voyant cela je ne m’attendais pas à grand-chose et, à l’instar de Dream Theater, l’écoute de leur dernier album ne m’emballait vraiment pas. Sauf que, ironiquement, c’est le disque de Alice Cooper qui m’a vraiment déçu et déplu, alors que j’ai vraiment aimé les deux autres. Tellement que Worship Music a été mon album de la semaine. C'est sans aucun doute leur plus inspiré depuis la fin des années 80, leur plus solide et métal. Toutes les pièces sur le disque sont dignes d’intérêt – ils sont en feu Anthrax! Dès Earth On Hell ça décape et des morceaux comme The Devil You Know, In The End, The Giant et Fight ‘em ‘til You Can’t sont de véritables brûlots et de futures classiques de Anthrax. On y retrouve aussi un hommage à Judas Priest que le groupe a tout simplement intitulé « Judas Priest ». C’est un disque que je vais assurément écouter beaucoup cet automne.
Cote : 9

Alice Cooper (Welcome 2 My Nightmare) - Présenté à l’émission Rock Classique du 16 septembre 2011


Alice Cooper
Welcome 2 My Nightmare
Shock Rock
Sortie: 13 septembre 2011

Hollywood nous a habitué depuis longtemps à ces suites qui suivent invariablement chacun des gros succès au box office. On n’a qu’à penser à l’interminable série des «Freddy Krueger», des «Halloween», «La Momie» et autres «Hellraiser» ou «Back To The Future». Des suites qui déçoivent presque invariablement les cinéphiles. C’est quelque chose qui dénote en quelque part un manque d’imagination. Eh bien il faut croire qu’on en est rendus là aussi dans la musique et le rock puisqu’on a vu sortir dans les dernières années des « suites » à des albums qui ont connu un certain succès. On n’a qu’à penser à Queensryche qui ont sorti une suite à Operation Mindcrime, ou à Meat Loaf avec ses trois Bat Out Of Hell, ce qui est tout à fait ridicule.

Alice a donc décidé de faire de même et a créé une suite à son premier gros succès en solo, un véritable classique du rock des années 1970, Welcome To My Nightmare qui est aussi un de mes albums préférés de tous les temps, un opus qui séduisait de par la variété musicale et l’éclectisme qu’on y retrouvait – un électisme qui, curieusement ne faisait pas défaut et trouvait tout son sens à travers le personnage et le spectacle de Alice Cooper - un type qui a le tour de mélanger le hard rock au music hall et au rock progressif. Album tout simplement brillant, Alice n’a jamais réussi depuis à surpasser ce sommet artistique qui date de 36 ans puisqu’il est sorti en 1975.

Les premières critiques qui sont sorties par rapport à cette nouvelle mouture sont très bonnes, j’ai même lu des critiques absolument dithyrambiques qui l’ont consacré comme le « Meilleur album de Alice » depuis le Welcome To My Nightmare original. Ce sont toutefois des critiques qui m’ont surpris et m’ont laissé perplexe parce que je ne l’ai pas tellement aimé cet album. Welcome 2 m’a irrité dès le départ avec l’utilisation de l’auto-tune qui, comme je l’ai déjà mentionné précédemment à l’émission est un gadget absolument agaçant et déplaisant qui est conçu en fait pour les chanteuses qui chantent faux comme Britney Spears, pas pour les vrais chanteurs. C’est un effet absolument ridicule qui est dénoncé par les musiciens sérieux et qui va, j’en suis convaincu, très mal vieillir - dans une dizaine d’années je suis sûr que les gens vont entendre ça et en rire, un peu comme on rit aujourd’hui des drums électroniques et les synthés des années 80. Donc, l’album de Alice commence très mal avec de l’Auto-Tune sur la pièce I Am Made Of You qui fait vraiment « corporate rock » à mon avis.

Sur le reste du disque Alice a tenté de reproduire l’éclectisme du Welcome To My Nightmare original en compagnie du producteur émérite du premier, le canadien Bob Ezrin, qui a travaillé très fort semble-t-il sur cette relecture. Le problème c’est le matériel qui n’est pas à la hauteur de celui qu'on retrouvait sur le premier opus. Les pièces sont tout simplement moyennes en général, médiocre pour le reste. Autre problème, c’est que ce qui passait bien en 1975, passe moins bien en 2011. Les ballades dans le public rock de nos jours, ce n’est pas tellement bienvenu, surtout quand on a pour comparaison un classique comme Only Women Bleed sur le disque original et qu’on nous propose une cochonnerie comme Something To Remember Me By sur le deuxième. Ça fait dur.

C’est d’autant plus aberrant d’apprendre que la chanteuse kétaine Ke$ha et le chanteur country Vince Gill participent tous les deux à l’album sur lequel on retrouve aussi pêle-mêle du vaudeville, du disco, de la pop de garage, des power ballads et même une tentative ratée de rockabilly avec la très poche Ghouls Gone Wild. I’ll Bite Your Head Off est un morceau que Alice a interprété en concert lors de son spectacle à Québec au printemps dernier mais qui sonnait pas mal plus « heavy » en concert que sur le disque. La pièce Disco Bloodbath Boogie Fever se veut une espèce de parodie aussi (mais 35 ans en retard!!!) et n’est ni drôle ni intéressant. Aussi médiocre que la chanson What Baby Wants à laquelle Ke$ha participe et qui est immensément kétaine (un monument de kétainerie et une tache dans la carrière de Alice qui se couvre totalement de ridicule à mon avis avec ce Welcome Two My Nightmare). The Nightmare Returns est curieusement une espèce d’intro mais on la retrouve seulement comme troisième pièce de l’album (!!!).

Ce disque qui m’a vraiment beaucoup déçu. D’autant plus qu’il marquait le retour des membres originaux du Alice Cooper Band soit Michael Bruce, Neil Smith et Dennis Dunaway. Mais au moins ces trois-là jouent sur les meilleures pièces qu’on retrouve sur l’album dont A Runaway Train et When Hell Comes Home. On retrouve aussi les deux guitaristes originaux qui jouaient sur la version originale, Dick Wagner et Steve Hunter. J’ai aimé la version orchestrale instrumentale sur laquelle ces deux derniers jouent - version orchestrale instrumentale de certains des thèmes les plus marquants de la version originale de Welcome To My Nightmare et qui est - intitulée The Underture et qui clôture le disque. J’ai aimé aussi The Congregation qui est très rock et typiquement Alice ainsi que I Gotta Get Outta Here. Mais en général je n’ai pas du tout aimé cet album. C’est même une honte à mon avis que Alice a fait à son album classique original en lui faisant une aussi piètre suite. Ça ne vaut pas plus que 5 sur 10.

Dream Theater (A Dramatic Turn Of Events) - Présenté à l'émission Rock Classique du 16 septembre 2011


Dream Theater
A Dramatic Turn Of Events
Métal progressif
Sortie: 13 septembre 2011

Premier album depuis le départ d’un des deux leaders de cette formation de virtuoses de Long Island dans l’État de New York, c'est-à-dire le batteur Mike Portnoy qui est définitivement un des plus talentueux et spectaculaires de l’Histoire du Rock. C’est dommage parce que, pour l’avoir rencontré personnellement, je peux vous dire que c’est un homme extrêmement sympathique et chaleureux. C’est un peu dommage de l’avoir vu aller perdre son temps avec Avenged Sevenfold et se perdre à droite et à gauche dans des projets qui manquent d’envergure.

Du côté de Dream Theater, il y en a beaucoup qui ne donnaient pas cher de leur peau parce que remplacer un batteur comme Mike Portnoy, c’est pas évident – c’est une méchante pointure de souliers à remplir. Je dois dire que d’emblée je me suis un peu lassé de Dream Theater dans les dernières années puisque les derniers disques qu’ils ont enregistrés étaient plutôt fades et assez moyens. Personnellement je trouve qu’ils ont atteint leur apogée en 2003 avec leur album Train Of Thought qui était absolument excellent et qui montrait le groupe en parfaite symbiose avec les formes progressives et métal.

Les albums qui ont suivi, Octavarium et Systematic Chaos étaient assez moyens mais le suivant, Black Clouds and Silver Lining, m’avait paru comme un retour à la forme sans toutefois m'emballer. C'est donc dire que D Tne m'emballe pas tellement depuis fort longtemps. C’est un groupe qui m’est toujours apparu aussi comme « pas branché », c'est-à-dire déchiré entre des aspirations et une propension vers le progressif et le métal, et des considérations bassement commerciales. Ça m’a toujours un peu irrité, cette dualité entre le monde du métal progressif que Dream T hésite à aborder de plein pied comme l’ont fait des groupes comme Opeth ou Porcupine Tree, et le souci commercial. Malheureusement ce souci mercantile fait que John Petrucci et ses hommes nous affligent invariablement de ballades inintéressantes sur chacun des disques de Dream T.

Tout ça pour dire que je n’étais pas tellement emballé quand est venu le temps d’écouter ce nouveau disque qui m’a toutefois agréablement surpris. Le disque porte très bien son titre, A Dramatic Turn of Events (« Un retournement de situation dramatique ») et c’est exactement ce que c’est. Ils ont su confronter cette situation dramatique – soit en perdant un membre clé très important du groupe – en faisant face à l’adversité et en trouvant un successeur digne de la lourde tâche qui consiste à combler le vide béant laissé par Mike Portnoy. L'homme en question est le vétéran Mike Mangini (anciennement du groupe de Steve Vai et de Extreme) et c'est avec lui qu'ils ont concocté ce qui est un des très bons albums de Dream Theater en carrière, c'est-à-dire un disque qui comporte toutes les qualités et les défauts qu’on retrouve sur tous les albums de Dream Theater (choses pour lesquelles ce quintet hors du commun est connu et vénéré partout dans le monde) : les riffs techniques, la vituosité et les prouesses intrumentales, les rythmiques de haute précision , mais aussi les incontournable ballades cucul moches qui affligent malheureusement chacun de leurs disques. Sur A Dramatic Turn Of Events on se serait bien passé de Far From Heaven et Beneath the Surface.

Mais, je dois dire que ce qu’on retrouve de bon sur ce nouveau Dream T contrebalance nettement ce qui est moins intéressant. En fait, il n’y a que les deux pièces que je viens de nommer qui sont vraiment mauvaises sur le disque, le reste est très bon. Ça fait tout de même une soixantaine de minutes de bon en tout sur un total de 77. De nos jours c'est absolument excellent.
Cote: 9

samedi 10 septembre 2011

Headcat (Walk the Walk, Talk the Talk) - Présenté à l'émission Rock Classique du 9 septembre 2011


Headcat
Walk the Walk, Talk the Talk
Rockabilly
Sortie: déjà disponible

Il s'agit ici du nouvel album du projet rockabilly de Lemmy de Motorhead, Headcat, leur 2ième intitulé Walk the Walk, Talk the Talk qui vient tout juste de sortir. Lemmy a mis sur pied le projet avec le batteur des Stray Cats, Slim Jim Phantom, en 2000 quand les deux hommes ont participé à un album hommage à Elvis intitulé Swing Cats et ils ont commencé à donner des spectacles pour le plaisir avec le guitariste Danny B. Harvey des Rockats qui est venu compléter le trio. Ils ont enregistré un premier album en 2006 intitulé Fool’s Paradise dont j’ai fait tourner plusieurs extraits à Rock Classique depuis des lustres et ils ont aussi sorti la même année un DVD en concert intitulé Rockin’ the Cat Club : Live From the Sunset Strip.

Évidemment le rockabilly et le rock ‘n’ roll des années 50, ce sont les racines et la passion de Lemmy, ce qui fait que ce projet est fait pour la meilleure des raisons, c'est-à-dire « absolument pour le plaisir » et c’est pourquoi c’est aussi un plaisir d’écouter ce disque avec la voix rugueuse de Lemmy qui se débrouille fort bien sur ces classiques des premières années du rock, quand il était lui-même un gamin. Le chanteur de Motörhead a beau avoir une voix extrêmement rugueuse et graveleuse, mais toutes les notes sont bel et bien là , ce qui est tout de même incroyable quand on pense au mode de vie rock ‘n’ roll extrême qu'il mène depuis 50 ans.

Les Hedcats reprennent des chansons de Gene Vincent, Eddie Cochran, Jerry Lee Lewis, Larry Williams, Chuck Berry et même une chanson des idoles de Lemmy, les Beatles, et une de Elvis soit Trying To Get To You. C’est un album dans la même veine que celui de George Thorogood dont j'ai parlé à l'émission la semaine dernière – je l’ai beaucoup aimé. Mais en plus, Lemmy – lui – a eu le très bon goût de ne pas avoir recours à l’auto-tune contrairement au leader des Destroyers – en fait c'est la seule chose que j’ai reproché au disque de George Thorogood qui - tout comme le disque de Headcat - a été enregistré dans la bonne humeur et avec passion. Simultanément les deux hommes ont revisité leurs racines musicales et ils ont l’air de s’être beaucoup amusé. C’est très sympathique, très joyeux et ça vaut bien un 7,5 sur 10.